Qu’est-ce que le tourisme responsable ?
Définition, principes et enjeux
Par Steven Keen
MSc Responsible Tourism Management (en cours), certifié GSTC et ICRT
26 min de lecture Mis à jour le Sources vérifiées le
Le tourisme responsable, c’est créer « de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter ». C’est un cadre qui permet aux voyageurs, aux entreprises et aux destinations de minimiser les impacts négatifs tout en maximisant les bénéfices pour les communautés locales, les environnements et les cultures.
À retenir
- Le tourisme responsable, c’est créer « de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter ».
- C’est une pratique, pas un label qui s’achète : minimiser les torts, maximiser les bénéfices pour les communautés, les environnements et les cultures.
- Il recoupe le tourisme durable (l’objectif) et le tourisme éthique (les valeurs)—sans être identique à aucun des deux.
- Enraciné dans la Déclaration du Cap de 2002 et le Code mondial d’éthique du tourisme de l’ONU.
Définir le tourisme responsable
Le terme tourisme responsable est employé dans l’industrie du voyage depuis au moins les années 1990, mais sa définition la plus largement reconnue est issue de la Déclaration du Cap sur le tourisme responsable, en 2002.1 Rédigée en amont du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, la déclaration a établi une compréhension commune : le tourisme doit activement bénéficier à la fois aux visiteurs et aux communautés d’accueil.
« Le tourisme responsable est un tourisme qui crée de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter. Il exige que les opérateurs, les hôteliers, les gouvernements, les populations locales et les touristes assument la responsabilité d’atteindre une durabilité économique, sociale et environnementale. »
Ce qui distingue le tourisme responsable des vagues aspirations au « voyage vert » ou à l’« écotourisme », c’est son exigence de responsabilité partagée. Il ne fait pas peser le fardeau sur les seuls voyageurs ni sur les seules entreprises. Il appelle au contraire chaque partie prenante—gouvernements, opérateurs, hôteliers, communautés locales et touristes eux-mêmes—à assumer activement la responsabilité des conséquences du tourisme.
La roue du tourisme responsable
Aujourd’hui encore, la Déclaration du Cap de 2002 définit ce qu’est le tourisme responsable. Nous l’avons traduite en une seule image — et en mots simples sur ce que chaque principe attend de vous.
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1. Minimiser les impacts — Chaque voyage laisse une trace. Le tourisme responsable rend cette trace plus petite que celle qu’il répare — en pesant le coût pour l’économie, la culture et le territoire avant de compter le profit.
«minimise les impacts négatifs sur l’économie, l’environnement et la société ;»
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2. Partager la prospérité — Un euro gagné quelque part devrait y rester. Quand la richesse qu’une destination produit repart par les mêmes avions qui l’ont apportée, c’est la communauté qui paie les vacances des autres.
«génère de plus grands bénéfices économiques pour la population locale et améliore le bien-être des communautés d’accueil, ainsi que les conditions de travail et l’accès au secteur ;»
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3. Impliquer les habitants — Les personnes qui vivent quelque part ne sont pas le décor de vacances. Elles ont le droit de façonner le tourisme qui transforme leurs rues, leurs loyers et l’avenir de leurs enfants.
«implique la population locale dans les décisions qui touchent sa vie et ses perspectives d’avenir ;»
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4. Préserver le patrimoine — Une civilisation n’est pas une ressource renouvelable. Ce que le tourisme érode — un dialecte, un savoir-faire, un littoral, une recette — il le rend rarement, et un lieu dépouillé de sa singularité n’a plus rien qui vaille le voyage.
«contribue positivement à la conservation du patrimoine naturel et culturel et au maintien de la diversité du monde ;»
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5. Approfondir le lien — La distance entre un touriste et un voyageur se mesure aux conversations qu’ils ont. La compréhension doit aller dans les deux sens, sinon ce n’est qu’une transaction avec vue.
«offre aux voyageurs des expériences plus riches grâce à des liens plus authentiques avec la population locale et à une meilleure compréhension des enjeux culturels, sociaux et environnementaux locaux ;»
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6. Élargir l’accès — Le voyage n’est pas une récompense réservée aux personnes valides et aisées. Une destination que tout le monde ne peut atteindre a décidé en silence qui a le droit d’y avoir sa place.
«donne accès aux personnes physiquement handicapées ;»
Remarque : nous citons le texte de 2002 mot pour mot. Sa formulation « physically challenged people » (personnes physiquement handicapées) reflète le vocabulaire de son époque ; les principes directeurs de la Déclaration elle-même appellent plus largement à « l’accès pour tous, en particulier pour les communautés et les personnes vulnérables et défavorisées ». Nous honorons à la fois l’original et les progrès accomplis depuis.
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7. Respecter la culture — L’hospitalité n’est pas une reddition. Une culture fixe ses propres conditions pour ce qu’elle partage et ce qu’elle garde — et le voyageur qui respecte cette limite est celui qu’un lieu est heureux de revoir.
«fait preuve de sensibilité culturelle, engendre le respect entre voyageurs et hôtes et renforce la fierté et la confiance locales.»
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Tourisme responsable vs durable vs éthique
Ces trois termes sont souvent employés de manière interchangeable, mais leurs accents diffèrent. Voyez-les comme des prismes qui se recouvrent sur une même question fondamentale : comment le tourisme peut-il faire plus de bien et moins de mal ?
Tourisme durable
Met l’accent sur la viabilité à long terme. Enraciné dans la définition du rapport Brundtland de 1987 : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».2
Le tourisme durable privilégie des indicateurs mesurables—émissions de carbone, consommation d’eau, taux de valorisation des déchets—et une réflexion systémique sur la capacité de charge.
Exemple concret :
« Cet hôtel utilise des panneaux solaires, traite ses eaux usées sur place et suit son empreinte carbone chaque année. »
Tourisme responsable
Met l’accent sur la responsabilité des parties prenantes. Orienté vers l’action et au présent : « Que faisons-nous en ce moment même pour rendre le tourisme meilleur pour les personnes et les lieux ? »
Le tourisme responsable demande à chaque acteur du système—pas seulement aux gouvernements ou aux grandes entreprises, mais aux voyageurs, aux petits opérateurs et aux communautés—d’assumer son rôle.
Exemple concret :
« Cet hôtel emploie du personnel local à des salaires équitables, s’approvisionne auprès de fermes voisines et invite ses hôtes à visiter le marché du village plutôt que de manger uniquement au complexe. »
Tourisme éthique
Met l’accent sur les dimensions morales du voyage. Se préoccupe des droits humains, du traitement équitable des travailleurs, du bien-être animal et de l’éthique de la manière dont le tourisme interagit avec les personnes et les écosystèmes vulnérables.
Le tourisme éthique s’appuie sur la philosophie et les cadres fondés sur les droits pour demander : « Est-ce juste ? »—et pas seulement « Est-ce efficace ? » ou « Est-ce durable ? »
Exemple concret :
« Cet hôtel refuse de proposer des promenades à dos d’éléphant, reverse 2 % de ses revenus à des organisations locales de lutte contre la traite et veille à ce que tous ses fournisseurs respectent les normes du travail équitable. »
En pratique, les opérations touristiques les plus marquantes puisent dans ces trois approches. Un hôtel géré de manière éthique mais destructeur pour l’environnement est contradictoire. Un circuit durable mais qui ignore l’exploitation des travailleurs est incomplet. Le tourisme responsable fournit le cadre unificateur : il demande à chaque partie prenante de prendre en compte toutes les dimensions de l’impact et d’agir concrètement. La dimension morale—le tourisme éthique—fait l’objet d’un traitement approfondi sur notre ressource complémentaire, ethicaltourism.com, et la question de savoir qui le tourisme inclut—l’accès et un accueil sincère pour les voyageurs de toutes capacités—est au cœur de inclusivetourism.com.
Responsable vs durable : quelle différence ?
Des trois, la paire que les voyageurs confondent le plus souvent, c’est responsable et durable—et la différence décide qui doit réellement agir. En une phrase : le tourisme durable désigne un objectif, tandis que le tourisme responsable désigne une décision. La durabilité est l’état final que décrit ONU Tourisme3—mesuré par des indicateurs comme le carbone, l’eau et les déchets, et poursuivi à l’échelle du système ; il découle du rapport Brundtland de 1987.2 La responsabilité est l’action, et surtout qui l’assume : le geste posé par la Déclaration du Cap de 2002 en demandant aux « opérateurs, hôteliers, gouvernements, populations locales et touristes » d’en assumer ensemble le résultat.1
| Responsable | Durable | |
|---|---|---|
| Ce que le terme décrit | Une décision—l’action pour y parvenir | Un objectif—un état à atteindre |
| La question centrale | « Qu’est-ce que j’en fais, maintenant ? » | « Cela durera-t-il à l’avenir ? » |
| Qui l’assume | Chaque acteur—vous compris, le voyageur | Souvent le système—gouvernements, secteur, certificateurs |
| Enraciné dans | La Déclaration du Cap (2002) | Le rapport Brundtland (1987) ; la définition d’ONU Tourisme |
| Mesuré par | L’appropriation, les comportements, des engagements concrets | Des indicateurs, des cibles, la capacité de charge |
Qui est responsable ? Vous.
C’est le cœur de la distinction. La durabilité peut être quelque chose qu’on fait à une destination—un gouvernement qui fixe des cibles, une entreprise qui achète des compensations, un certificateur qui audite un hôtel. La responsabilité ne peut pas être sous-traitée ainsi. Comme le dit Harold Goodwin, pionnier de ce domaine, on a « trop parlé de durabilité et trop peu assumé de responsabilité ».4 Aucune certification, aucun gouvernement, aucun opérateur ne peut rendre votre voyage responsable ; cette part-là vous a toujours appartenu. Et, comme le note Goodwin, la responsabilité est gratuite—vous pouvez en prendre autant que vous êtes capable d’en assumer.4
« On a trop parlé de durabilité et trop peu assumé de responsabilité. »
Comment savoir si c’est réel : demandez du concret
Parce que la responsabilité relève de l’action plutôt que de l’intention, elle peut être interrogée d’une manière dont un vague label « durable » ne le permet pas. Lorsqu’un opérateur, un hôtel ou une destination prétend pratiquer le tourisme responsable, Goodwin propose de poser trois questions :5
- De quoi assument-ils la responsabilité ?
- Comment l’assument-ils—que font-ils, et dans quelle mesure ?
- Qu’ont-ils réellement accompli ?
« Les résultats et les impacts sont les preuves qu’il faut rechercher pour juger si la responsabilité est réellement assumée. »—Harold Goodwin
Une promesse incapable de répondre à ces trois questions avec du concret—des chiffres, des résultats mesurés, des partenaires nommés—relève du marketing, pas de la responsabilité. La durabilité, en revanche, est trop souvent énoncée comme une aspiration puis laissée à quelqu’un d’autre : le mot est employé, mais les résultats sont rarement mesurés ou publiés.5
Les deux idées sont donc partenaires, pas rivales : durable, c’est l’objectif ; responsable, c’est la décision qui vous y mène—et cette décision vous appartient, à chaque réservation. Pour une manière concrète de la mettre en œuvre, notre Guide de terrain pour les voyageurs qui refusent d’être des touristes gratuit transforme ces principes en un plan d’action utilisable dès votre prochain voyage. Et parce que la responsabilité traverse toutes les dimensions d’un voyage, elle recoupe son idée sœur, le tourisme éthique—la question morale du bien et du mal dans nos façons de voyager.
Les principes fondamentaux du tourisme responsable
Le tourisme responsable est guidé par un ensemble de principes interconnectés. Ce n’est pas une liste de cases à cocher—ce sont des engagements continus qui façonnent la manière dont le tourisme est planifié, exploité et vécu.
Responsabilité économique
Le tourisme devrait générer des revenus équitables et des emplois de qualité pour la population locale. Cela suppose de privilégier l’embauche locale, de s’approvisionner en biens et services auprès d’entreprises de proximité, et de structurer les chaînes d’approvisionnement pour que l’argent circule au sein de la destination plutôt que de refluer vers des multinationales.
La responsabilité économique, c’est aussi payer des salaires équitables, offrir des emplois à l’année lorsque c’est possible (et pas seulement des contrats saisonniers) et aider les entrepreneurs locaux à intégrer la chaîne de valeur touristique. Quand un touriste achète une céramique faite main dans un atelier de village plutôt qu’un souvenir produit en masse dans une boutique d’aéroport, c’est la responsabilité économique en action.
Responsabilité sociale
Le tourisme doit faire respecter les droits humains et autonomiser activement les groupes marginalisés—femmes, peuples autochtones, minorités ethniques, personnes en situation de handicap et jeunes. Il doit contribuer au bien-être de la communauté, pas seulement au PIB.
Le tourisme socialement responsable prend en compte la qualité de vie des habitants : niveaux de bruit, congestion, accessibilité du logement et accès aux espaces publics. Il ne demande pas seulement « Le tourisme crée-t-il des emplois ? » mais « Le tourisme fait-il de ce lieu un meilleur endroit où vivre ? »
Responsabilité environnementale
Conserver les ressources naturelles, protéger la biodiversité, réduire la pollution et mener une action climatique résolue sont des piliers non négociables du tourisme responsable. Cela passe par la réduction de la consommation d’eau et d’énergie, l’élimination des plastiques à usage unique, une gestion appropriée des déchets et la protection des écosystèmes sensibles.
La responsabilité environnementale s’étend à l’aménagement du territoire—en veillant à ce que le développement touristique n’empiète pas sur les zones protégées, les corridors écologiques ou les terres agricoles dont les communautés dépendent pour leur sécurité alimentaire.
Responsabilité culturelle
Honorer les cultures des communautés d’accueil, c’est rechercher un consentement éclairé avant de s’engager dans des pratiques culturelles, soutenir des expressions culturelles authentiques plutôt que des spectacles mis en scène, et respecter les sites sacrés et les traditions qui ne se prêtent pas forcément à la consommation touristique.
La responsabilité culturelle, c’est aussi reconnaître que les communautés ont le droit de dire non—de décider quels aspects de leur patrimoine elles souhaitent partager, et à quelles conditions. Le tourisme devrait enrichir la préservation culturelle, pas accélérer l’érosion culturelle.
Participation des parties prenantes
Les communautés locales devraient contribuer à façonner le tourisme qui touche leur vie. Cela suppose une planification participative—non des décisions descendantes imposées par les gouvernements ou les entreprises—où les habitants ont une voix réelle sur ce à quoi ressemble le tourisme, sur les lieux où il s’exerce et sur la répartition de ses bénéfices.
La véritable participation va au-delà de la consultation. Elle suppose la copropriété, la co-conception et des structures de gouvernance partagée qui donnent aux communautés un réel pouvoir sur le développement touristique de leur territoire.
Transparence et responsabilité
Le tourisme responsable exige des pratiques honnêtes. Voyagistes, hôtels et destinations devraient mesurer et publier ouvertement leurs impacts sociaux, environnementaux et économiques. L’écoblanchiment—avancer des affirmations non fondées sur la durabilité—sape la confiance et retarde les progrès réels.
La responsabilité suppose aussi de mettre en place des mécanismes clairs de remontée d’information. Communautés, salariés et voyageurs devraient tous disposer de canaux pour exprimer leurs préoccupations et les voir traitées.
Amélioration continue
Le tourisme responsable n’est pas une certification qu’on obtient une fois pour toutes et qu’on oublie ensuite. C’est un processus continu d’évaluation, d’apprentissage et d’adaptation. Ce qui est jugé « responsable » évolue à mesure que nous comprenons mieux les impacts et que les besoins des communautés changent.
Les opérateurs les plus responsables revoient régulièrement leurs pratiques, sollicitent des audits externes, tirent les leçons de leurs échecs et investissent dans l’innovation. Ils considèrent la durabilité comme un cheminement, pas une destination.
Le tourisme à base communautaire : la participation menée à son terme
Une approche pousse le cinquième principe—la participation des parties prenantes—jusqu’à sa conclusion structurelle. Le tourisme à base communautaire (TBC) est un tourisme dans lequel la communauté elle-même possède les actifs touristiques et prend les décisions. La définition institutionnelle la plus claire vient de l’ASEAN Community Based Tourism Standard : «une activité touristique, détenue et exploitée par la communauté, et gérée ou coordonnée à l’échelle communautaire, qui contribue au bien-être des communautés en soutenant des moyens de subsistance durables et en protégeant les traditions socioculturelles précieuses ainsi que les ressources du patrimoine naturel et culturel».6 Tout le poids de cette définition tient dans sa première proposition. Les maisons d’hôtes, le guidage, la nourriture et le mécanisme de partage des bénéfices ne sont pas des concessions accordées par un opérateur extérieur—ils sont la propriété de la communauté, gouvernés par les personnes que le tourisme affecte. Là où les principes ci-dessus demandent à chaque partie prenante de prendre ses responsabilités, le TBC redessine la carte de la propriété pour que la communauté d’accueil ne puisse pas être écartée de la décision, même en principe.
L’honnêteté exige l’autre moitié du bilan : le TBC est difficile à bien faire, et la plupart des tentatives échouent au test que cette page applique à chaque affirmation—les résultats mesurés. Quand Goodwin et Santilli ont demandé à quelque 750 bailleurs, écologistes et professionnels du développement de désigner des projets de TBC réussis, 116 initiatives ont été nommées, 28 ont fourni des données, et quatre seulement se sont révélées économiquement viables ; le taux d’occupation moyen des lits avoisinait 5 %, et neuf des quinze projets de TBC identifiés dépendaient encore de financements de bailleurs—ou en recherchaient.7 Le schéma derrière les chiffres est bien documenté dans la littérature du développement : les écrits sur le TBC tendent à traiter la communauté d’accueil «comme un bloc homogène», si bien que là où la gouvernance n’est pas transparente, les gains s’accumulent chez ceux qui détiennent déjà le pouvoir localement—et des contraintes structurelles comme l’accès au marché, la commercialisation et le transport peuvent vider de sa substance un contrôle local purement nominal.8 Le TBC réussit là où la propriété est réelle, la gouvernance transparente et le produit assez bon pour se vendre sans subvention ; il échoue là où un lodge est parachuté avant que l’un des trois n’existe.
Quand il fonctionne, le TBC est la réponse structurelle la plus forte aux fuites économiques documentées plus bas : la propriété décide où l’argent dort. C’est la même arithmétique que trace notre guide de la Crète avec les deux voyages de 100 €—l’euro qui reste est l’euro que la communauté possède.
ONU Tourisme & le Code mondial d’éthique
À l’échelle internationale, l’organisme le plus influent dans l’élaboration des politiques de tourisme responsable est ONU Tourisme (anciennement l’Organisation mondiale du tourisme, ou OMT). ONU Tourisme promeut le tourisme comme moteur de croissance économique, de développement inclusif et de durabilité environnementale, guidé par une vision d’un « tourisme responsable, durable et universellement accessible ».
En 1999, l’Assemblée générale de l’OMT a adopté le Code mondial d’éthique du tourisme (CMET), un cadre complet de 10 articles couvrant les dimensions éthiques du tourisme ; l’Assemblée générale des Nations Unies l’a officiellement reconnu en 2001.9 Ces articles portent sur :
- La contribution du tourisme à la compréhension et au respect mutuels entre les peuples et les sociétés
- Le tourisme, vecteur d’épanouissement individuel et collectif
- Le tourisme, facteur de développement durable
- Le tourisme, utilisateur du patrimoine culturel et acteur de sa mise en valeur
- Le tourisme, activité bénéfique pour les pays et les communautés d’accueil
- Les obligations des acteurs du développement touristique
- Le droit au tourisme (comme extension du droit au repos et aux loisirs)
- La liberté de déplacement des touristes
- Les droits des travailleurs et des entrepreneurs du secteur touristique
- La mise en œuvre des principes du Code mondial d’éthique du tourisme
Le CMET a ensuite été réaffirmé par la Convention-cadre d’ONU Tourisme sur l’éthique du tourisme (2019),10 une convention internationale contraignante que les États peuvent ratifier. Ce fut un moment historique : pour la première fois, des États pouvaient ratifier un traité les engageant à des pratiques touristiques éthiques.
À retenir : Le Code mondial d’éthique établit clairement que le tourisme doit protéger les droits humains, respecter les groupes vulnérables, préserver les communautés locales ainsi que leurs atouts culturels et naturels, et veiller à ce que les bénéfices du tourisme soient équitablement partagés. Ce ne sont pas des aspirations facultatives—ce sont les fondements, internationalement reconnus, de tout développement touristique.
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Obtenir le guide gratuitPourquoi le tourisme responsable compte aujourd’hui
Les arguments en faveur du tourisme responsable n’ont jamais été aussi pressants. Plusieurs crises convergentes rendent le « statu quo » intenable pour l’industrie touristique mondiale. Ce sont ces mêmes pressions qui expliquent pourquoi le tourisme occupe désormais une place si importante dans les Objectifs de développement durable de l’ONU.
Changement climatique
L’aviation à elle seule représente environ 2 à 3 % des émissions mondiales de CO₂,11 et le tourisme dans son ensemble—transport, hébergement, restauration et activités compris—est responsable d’environ 8 à 9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre12 (près de 8,8 % en 2019, l’année la plus récente disposant d’une mesure complète, selon des travaux publiés en 2024), une empreinte qui croît plus de deux fois plus vite que le reste de l’économie mondiale.13 À mesure que la crise climatique s’accélère, le tourisme ne peut s’exempter de la transition vers des systèmes bas-carbone. Le tourisme responsable, c’est mesurer et réduire votre empreinte carbone, investir dans les énergies renouvelables, soutenir des programmes de reforestation et de compensation carbone à l’impact vérifié, et remettre en question l’idée que plus de vols signifie toujours plus de prospérité.
Surtourisme
De Barcelone à Bali, de Dubrovnik à Kyoto, les habitants des destinations prisées se rebellent contre les effets néfastes d’un tourisme de masse mal géré : surfréquentation, hausse des loyers, nuisances sonores, infrastructures dégradées, et le sentiment d’être traités comme un décor pour les photos de vacances des autres.14 Cette contestation—et les droits des habitants qui la sous-tendent—fait l’objet d’un traitement approfondi dans notre ressource complémentaire sur le surtourisme et les droits des habitants. Le tourisme responsable répond au surtourisme en répartissant les visiteurs vers des zones moins connues, en gérant les flux, en respectant la capacité de charge et en veillant à ce que les revenus du tourisme atteignent réellement les communautés qui en supportent les coûts.
Fuites économiques
Dans de nombreuses destinations en développement, jusqu’à 80 % des revenus du tourisme « fuient » hors de l’économie locale15—vers des chaînes hôtelières étrangères, des voyagistes internationaux, des aliments et boissons importés et des plateformes de réservation basées à l’étranger. La communauté qui accueille les visiteurs, entretient les infrastructures et supporte les coûts environnementaux peut ne voir qu’une fraction de l’argent dépensé. Le tourisme responsable s’emploie activement à combler cet écart en construisant des chaînes d’approvisionnement locales, en soutenant les entreprises communautaires et en rendant les données économiques transparentes. Pour suivre exactement où va chaque euro, suivez les deux voyages de 100 €.
Exploitation et droits humains
Le tourisme peut être un vecteur d’exploitation : travail des enfants dans les ateliers de souvenirs, traite des êtres humains dans le secteur de l’hôtellerie, déplacement de communautés autochtones de leurs terres ancestrales pour faire place à des complexes touristiques, et conditions de travail précaires pour le personnel des hôtels et des restaurants. Le tourisme responsable affronte ces réalités de front et impose des garde-fous, des pratiques de travail équitables et le respect des droits de chaque personne que l’industrie touche.16
Perte d’authenticité culturelle
Quand des communautés remodèlent leurs traditions, leur cuisine et leur architecture pour coller aux attentes des touristes, quelque chose d’irremplaçable se perd. Le tourisme responsable valorise l’authenticité : il recherche des rencontres sincères, soutient les traditions culturelles vivantes selon leurs propres termes, et reconnaît que les expériences de voyage les plus marquantes naissent de la rencontre avec les gens tels qu’ils sont—et non tels qu’une brochure touristique les imagine.17
L’argument économique
Le tourisme responsable n’est pas seulement la bonne chose à faire—c’est de plus en plus la chose intelligente à faire. La demande des voyageurs a changé : une large majorité recherche désormais activement des façons plus durables de voyager et de se loger.18 Les entreprises qui intègrent la responsabilité à leurs activités constatent une fidélité de marque renforcée, une meilleure résilience face aux perturbations (comme l’a montré la COVID-19, où les opérateurs ancrés dans leurs communautés se sont rétablis plus vite) et un meilleur accès au financement vert et à l’investissement à impact—nous développons cet argument en détail dans notre guide pour les voyagistes.
Les destinations qui gèrent le tourisme de manière responsable tendent aussi à conserver leur attrait dans la durée, tandis que celles qui privilégient le volume à court terme au détriment de la valeur à long terme voient souvent la satisfaction des visiteurs décliner et le ressentiment des habitants monter.
Étapes pratiques pour voyager de manière responsable
Le tourisme responsable ne consiste pas à être parfait. Il s’agit de faire de meilleurs choix, un voyage à la fois. Voici des actions concrètes que vous pouvez mener à chaque étape de votre voyage—ou voyagez avec notre Guide de terrain gratuit, un plan d’action prêt pour votre poche pour passer n’importe quel voyage au crible.
Avant de partir
- Renseignez-vous sur votre destination : Informez-vous sur les coutumes locales, les enjeux environnementaux et la façon dont le tourisme affecte la communauté. Cherchez des destinations dotées de politiques de tourisme responsable.
- Choisissez des opérateurs responsables : Privilégiez les voyagistes et les hébergements qui emploient du personnel local, affichent des politiques de durabilité transparentes et sont certifiés par des organismes crédibles.
- Faites vos bagages avec discernement : Emportez une gourde réutilisable, des sacs réutilisables, une crème solaire respectueuse des récifs, et évitez les plastiques à usage unique. Réfléchissez aux cadeaux ou aux fournitures qui pourraient être utiles aux communautés que vous visitez.
- Compensez votre carbone : Si l’avion est inévitable, utilisez un programme de compensation carbone vérifié. Mieux encore, envisagez le train ou le car pour les distances plus courtes.
- Apprenez quelques phrases : Même des salutations de base dans la langue locale témoignent du respect et ouvrent la porte à des rencontres sincères.
Pendant votre voyage
- Mangez local : Choisissez des restaurants et des marchés qui servent une cuisine locale préparée par des cuisiniers locaux. L’argent reste ainsi dans la communauté et l’empreinte carbone des ingrédients importés diminue.
- Achetez auprès d’artisans locaux : Achetez vos souvenirs directement aux créateurs plutôt que des articles importés produits en masse. Demandez l’histoire de ce que vous achetez.
- Respectez la faune sauvage : Ne touchez jamais les animaux sauvages, ne les nourrissez pas et ne posez pas avec eux. Évitez les attractions qui exploitent les animaux pour le divertissement. Choisissez des rencontres avec la faune qui privilégient le bien-être animal et la conservation.
- Préservez les ressources : Traitez l’eau et l’énergie comme précieuses, que votre hôtel propose ou non des serviettes à volonté. Restez sur les sentiers balisés dans les espaces naturels.
- Demandez avant de photographier : Demandez toujours la permission avant de photographier des personnes, en particulier les enfants et les communautés autochtones. Leur image, leur choix.
- Faites appel à des guides locaux : Engagez des guides issus de la communauté. Ils offrent un regard authentique, et les revenus restent sur place.
Après votre voyage
- Laissez des avis honnêtes : Mettez en avant les pratiques responsables dans vos avis. Cela aide les autres voyageurs à faire des choix éclairés et récompense les opérateurs qui font ce qu’il faut.
- Partagez votre expérience avec discernement : En publiant sur les réseaux sociaux, soyez attentif à la façon dont vous représentez la destination et ses habitants. Évitez les stéréotypes et le sensationnalisme.
- Restez en lien : Entretenez les relations nouées avec les personnes rencontrées. Soutenez les projets communautaires que vous avez découverts. Continuez d’acheter aux artisans dont vous avez admiré le travail.
- Faites le bilan et progressez : Réfléchissez à ce qui s’est bien passé et à ce que vous pourriez faire autrement la prochaine fois. Le voyage responsable est une pratique, pas une performance.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le tourisme responsable ?
Quels sont les sept principes du tourisme responsable ?
Qu’est-ce que la Déclaration du Cap sur le tourisme responsable ?
Quelle est la différence entre tourisme responsable et tourisme durable ?
Comment savoir si une promesse de tourisme responsable est sincère ?
Le tourisme responsable se réduit-il à la honte de prendre l’avion ?
Le tourisme de masse peut-il être responsable ?
Étude de cas : le Parc naturel régional du Luberon
Les sept principes sont faciles à énumérer et difficiles à faire fonctionner tous ensemble. Le Parc naturel régional du Luberon les institutionnalise dans une seule charte, à l’échelle d’un territoire habité—et non dans une niche. C’est un parc public : il ne vend aucun séjour et n’est le concurrent de personne. Trois distinctions de conservation, chacune décernée par un tiers indépendant—statut national de PNR, Géoparc mondial de l’UNESCO et Réserve de biosphère de l’UNESCO—s’y superposent et structurent son offre touristique, ce qui en fait l’illustration française la plus nette de la thèse de cette page : les sept principes opérant ensemble, et non un succès isolé sur un seul enjeu.19
Trois distinctions de conservation vérifiées de l’extérieur
- Le Parc naturel régional du Luberon a été créé en 1977 et admis en 2004 dans le réseau des Géoparcs mondiaux soutenu par l’UNESCO, couvrant environ 1 800 km² de patrimoine géologique et paysager protégé.19
- Le territoire appartient depuis 1997 au réseau international des réserves de biosphère de l’UNESCO ; étendu en 2010 au versant sud de la montagne de Lure—créant la Réserve de biosphère Luberon-Lure—, il a été revalidé par l’UNESCO en 2022.20
- Ces désignations sont conférées de l’extérieur, non auto-déclarées : le programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO reconnaît les réserves de biosphère comme des lieux d’expérimentation d’un rapport durable entre les populations et la nature.21
Un tourisme responsable tissé dans le modèle, non ajouté après coup
- Le Parc affiche pour objectif touristique explicite une offre en adéquation avec ses valeurs : « préservation de l’environnement, respect de la population locale, mise en réseau »—un décalque presque littéral de la thèse des sept principes.22
- Il attribue la marque « Valeurs Parc naturel régional du Luberon » aux prestataires touristiques qui améliorent leurs pratiques, et les accompagne pour élever leurs standards.22
- Il pilote le programme Espace valléen Luberon-Lure 2021-2027 et développe des réseaux de géotourisme et d’œnotourisme avec le Syndicat de l’AOC Luberon, reliant l’activité des visiteurs à l’agriculture et au patrimoine géologique locaux.22
Ce que cela prouve—et sa limite honnête
Les distinctions de conservation—PNR, Géoparc mondial, Réserve de biosphère revalidée en 2022—sont conférées par des tiers (l’UNESCO, l’État français), et c’est ce qui les rend dignes d’éloge public.20 Les actions de qualité touristique du Parc (marque Valeurs Parc, Espace valléen), en revanche, sont les engagements propres à l’institution—un cadre documenté plutôt qu’un impact audité de l’extérieur, à lire comme tel.22 Et la limite est réelle : à l’intérieur du parc, des villages très fréquentés comme Gordes subissent un véritable surtourisme, que le Parc et les communes gèrent activement—restrictions de l’accès motorisé depuis 2023—, ce qui est précisément le principe de gestion des visiteurs à l’œuvre.23 L’exemple ne prouve pas que tout le cadre soit facile ; seulement qu’un territoire habité peut porter presque tous les principes à la fois, en les affrontant plutôt qu’en feignant une idylle sans foule.
C’est le niveau d’exigence que fixe cette page. Une promesse de tourisme responsable ne vaut que ce que valent les faits qui la soutiennent—et le Parc naturel régional du Luberon les dépose datés et vérifiés par des tiers.
Des lettres écrites de l’intérieur
Une fois par mois, une lettre de Crète
La plupart des récits de voyage sont lisses et écrits de l’extérieur. Celui-ci est brut et écrit de l’intérieur : un village de montagne en Crète. Sans bruit.
Pas de spam. Jamais. Désabonnement à tout moment. Notre Politique de confidentialité.
Steven a passé dix ans à réaliser des documentaires dans les lieux que le tourisme oublie — ses travaux sont conservés dans les archives de l’Organisation internationale du travail de l’ONU — avant d’aller vivre dans l’un d’eux — un village de montagne en Crète, chez lui depuis 2023. Il achève un MSc en Responsible Tourism Management, est certifié GSTC et ICRT, et est le fondateur de CRETAN®, qui figure ici comme étude de cas.
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Le tourisme responsable & les ODD de l’ONU
Voyez comment les principes que vous venez de lire s’articulent avec les 17 Objectifs de développement durable de l’ONU—et où le tourisme les fait le plus avancer.
Le tourisme responsable en Crète
Les principes du Cap appliqués à une seule île—hébergements locaux, le choix de l’intersaison et les deux voyages de vos €100.
Le tourisme responsable pour les voyagistes
La même définition côté offre : quatre piliers, un aide-mémoire pratique et l’argument économique de meilleurs lieux.
Découvrez nos ressources complémentaires
- ethicaltourism.com L’autre versant de la comparaison éthique de cette page, défini en entier—trois questions, cinq piliers et les cas sans réponses faciles. (opens in new tab)
- inclusivetourism.com Le principe caché dans la liste de cette page—l’accès pour tous—déplié dans la chaîne de l’accessibilité et la conception universelle. (opens in new tab)
- regenerativetravel.org Une définition un cran plus haut sur l’échelle de l’ambition—un voyage qui vise à laisser les lieux mesurablement meilleurs, avec ses limites énoncées honnêtement. (opens in new tab)
Références
- Goodwin, H. et al. 2002. The Cape Town Declaration on Responsible Tourism in Destinations [anglais]. Responsible Tourism Partnership. https://responsibletourismpartnership.org/cape-town-declaration-on-responsible-tourism/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Commission Brundtland). 1987. Notre avenir à tous (rapport A/42/427). Nations Unies. https://digitallibrary.un.org/record/139811?ln=fr (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- ONU Tourisme (OMT). Sustainable Development of Tourism — la définition du tourisme durable (« un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ») [anglais]. ONU Tourisme. https://www.untourism.int/sustainable-development (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Goodwin, H. There Is a Difference Between Sustainable and Responsible Tourism [anglais]. haroldgoodwin.info. https://haroldgoodwin.info/there-is-a-difference-between-sustainable-and-responsible-tourism/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Goodwin, H. 2016. Responsible Tourism: Using Tourism for Sustainable Development (2ᵉ éd.), chap. 1 — « Sustainable tourism is not the same as Responsible Tourism » [anglais]. Goodfellow Publishers. https://www.goodfellowpublishers.com/academic-publishing.php?promoCode=&partnerID=&content=story&storyID=375 (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- ASEAN. 2016. ASEAN Community Based Tourism Standard — la définition institutionnelle du TBC (« tourism activity, community owned and operated, and managed or coordinated at the community level ») et ses dix principes, dont la propriété communautaire à gestion transparente et un mécanisme équitable et transparent de partage des bénéfices [anglais]. Secrétariat de l’ASEAN, Jakarta. https://www.asean.org/wp-content/uploads/2012/05/ASEAN-Community-Based-Tourism-Standard.pdf (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Goodwin, H. & Santilli, R. 2009. Community-Based Tourism: a success? ICRT Occasional Paper 11 — sur 116 initiatives de TBC désignées comme des succès par une enquête auprès de quelque 750 experts, 28 ont fourni des données et quatre seulement se sont révélées économiquement viables ; le taux d’occupation moyen des lits avoisinait 5 %, et neuf des quinze projets de TBC identifiés dépendaient encore de financements de bailleurs, ou en recherchaient [anglais]. International Centre for Responsible Tourism / GTZ. https://haroldgoodwin.info/community-based-tourism-a-success/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Blackstock, K. 2005. A critical look at community based tourism, Community Development Journal 40(1), 39–49 — la critique du développement : les écrits sur le TBC tendent à traiter la communauté d’accueil comme un bloc homogène et négligent les contraintes structurelles qui pèsent sur le contrôle local de l’industrie touristique [anglais]. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/cdj/bsi005 (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- ONU Tourisme (OMT). 1999. Code mondial d’éthique du tourisme (adopté par l’Assemblée générale de l’OMT à Santiago, résolution A/RES/406(XIII) ; reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2001, A/RES/56/212). ONU Tourisme. https://webunwto.s3.eu-west-1.amazonaws.com/s3fs-public/2019-10/gcetpassportglobalcodefr.pdf (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- ONU Tourisme (OMT). 2019. Framework Convention on Tourism Ethics (adoptée à la 23ᵉ session de l’Assemblée générale, résolution A/RES/722(XXIII)) [anglais]. ONU Tourisme. https://www.unwto.org/ethics-convention (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Agence internationale de l’énergie (AIE). 2024. Aviation — Energy System (l’aviation ≈ 2,5 % des émissions de CO₂ liées à l’énergie, 2023) [anglais]. AIE. https://www.iea.org/energy-system/transport/aviation (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Lenzen, M., Sun, Y.-Y., Faturay, F., Ting, Y.-P., Geschke, A. & Malik, A. 2018. The carbon footprint of global tourism. Nature Climate Change 8, 522–528 [anglais]. Nature Climate Change. https://www.nature.com/articles/s41558-018-0141-x (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Sun, Y.-Y., Faturay, F., Lenzen, M., Gössling, S. & Higham, J. 2024. Drivers of global tourism carbon emissions. Nature Communications 15, 10384 [anglais]. Nature Communications. https://www.nature.com/articles/s41467-024-54582-7 (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- ONU Tourisme (OMT), CELTH, Breda University of Applied Sciences & ETFI. 2018. « Overtourism »? Understanding and Managing Urban Tourism Growth beyond Perceptions (enquête de perception des résidents à Amsterdam, Barcelone, Berlin, Copenhague, Lisbonne, Munich, Salzbourg et Tallinn ; 11 stratégies et 68 mesures) [anglais]. ONU Tourisme. https://doi.org/10.18111/9789284419999 (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Sustainable tourism — economic impacts and leakage [anglais]. PNUE. https://www.unep.org/explore-topics/resource-efficiency/what-we-do/responsible-industry/tourism (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Nations Unies (HCDH). 2011. Guiding Principles on Business and Human Rights : mise en œuvre du cadre de référence « protéger, respecter et réparer » (approuvés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, résolution 17/4) [anglais]. Nations Unies. https://www.ohchr.org/en/publications/reference-publications/guiding-principles-business-and-human-rights (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- UNESCO. World Heritage and Sustainable Tourism Programme (gérer la pression des visiteurs pour que le patrimoine et la culture vivante soient valorisés et protégés, et non marchandisés) [anglais]. Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. https://whc.unesco.org/en/tourism/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Booking.com. 2021. Sustainable Travel Report 2021 (81 % des voyageurs déclarent vouloir séjourner dans un hébergement durable au cours de l’année à venir) [anglais]. Booking.com. https://news.booking.com/bookingcoms-2021-sustainable-travel-report-affirms-potential-watershed-moment-for-industry-and-consumers/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Parc naturel régional du Luberon. 2024. Labels UNESCO (statut de Géoparc mondial de l’UNESCO, admis en 2004, et appartenance au réseau international des réserves de biosphère de l’UNESCO depuis 1997). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/labels-unesco/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Parc naturel régional du Luberon. 2024. Réserve de biosphère Luberon-Lure (extension au versant sud de la montagne de Lure en 2010 et revalidation par l’UNESCO en 2022). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/le-parc/labels-unesco/reserve-de-biosphere-luberon-lure/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- MAB France. 2024. Réserve de biosphère Luberon-Lure (le programme sur l’Homme et la biosphère de l’UNESCO reconnaît la désignation, conférée de l’extérieur et non auto-déclarée). MAB France. https://www.mab-france.org/fr/reserve-de-biosphere/luberon-lure/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Parc naturel régional du Luberon. 2024. Tourisme durable (objectif touristique du Parc — « préservation de l’environnement, respect de la population locale, mise en réseau » —, marque « Valeurs Parc naturel régional du Luberon » et programme Espace valléen Luberon-Lure 2021-2027). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/nos-actions/tourisme-durable/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
- Nice Presse. 2024. Comment « le plus beau village du monde » s’est retrouvé confronté au surtourisme (surtourisme à Gordes ; restrictions de l’accès motorisé depuis 2023). Nice Presse. https://nicepresse.com/en-provence-alpes-cote-dazur-comment-le-plus-beau-village-du-monde-sest-retrouve-confronte-au-surtourisme/ (consulté le 17 juillet 2026). ↩
Pour approfondir
- Travel & Tourism Economic Impact 2025 (record de 11 600 milliards US$, soit 9,8 % du PIB mondial, en 2025) [anglais]
World Travel & Tourism Council (WTTC) · 2026 · WTTC
- Critères de destination du GSTC, version 2.0 (version française)
Global Sustainable Tourism Council (GSTC) · 2019 · GSTC
- Tourism and the Sustainable Development Goals [anglais]
ONU Tourisme (OMT) · ONU Tourisme
- Le Programme de développement durable à l’horizon 2030
Organisation des Nations Unies · Nations Unies
- Bilan des émissions de gaz à effet de serre du secteur du tourisme en France
ADEME (Agence de la transition écologique) · 2021 · ADEME
- Responsible Tourism: Using Tourism for Sustainable Development (2ᵉ éd.) [anglais]
Goodwin, H. · 2016 · Goodfellow Publishers
- Sustainable Tourism is Not the Same as Responsible Tourism [anglais]
Responsible Tourism Partnership · Responsible Tourism Partnership
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Ceci est une ressource indépendante, rédigée et tenue à jour par Steven Keen – un praticien du tourisme responsable installé en Crète, qui achève un MSc en Responsible Tourism Management et est certifié par le GSTC et l’ICRT. Chaque statistique est citée à sa source primaire, chaque page porte une date de dernière mise à jour honnête, et lorsqu’un chiffre ne peut être vérifié, nous le signalons plutôt que de le deviner. Nous divulguons notre lien avec CRETAN®, qui figure ici comme une étude de cas documentée parmi les cadres de référence.
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