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Tourisme responsable

À propos de cette ressource

Tourisme Responsable est une ressource de connaissances indépendante et fondée sur des preuves, consacrée à la façon dont le voyage peut créer de meilleurs lieux où vivre et de meilleures destinations à visiter. Elle existe pour rendre les cadres, les données et les méthodes concrètes du tourisme responsable accessibles à quiconque veut voyager—ou opérer—avec plus de soin que ne le fait l’industrie par défaut.

Pourquoi cette ressource existe

Le tourisme est l’une des plus grandes forces économiques de la planète—il soutient un emploi sur dix dans le monde—et l’une des moins examinées. Pendant la majeure partie du dernier demi-siècle, l’industrie a mesuré le succès dans une seule dimension : les arrivées. Plus de vols, plus de lits, plus de visiteurs, plus de revenus.

Ce que ce chiffre masque, c’est tout ce qui compte : où va réellement l’argent, à quoi ressemble un lieu une fois la saison touristique terminée, si les gens qui y vivent sont mieux lotis ou simplement plus occupés.

Cette ressource existe parce que cet écart n’a rien d’abstrait. Il se voit dans les familles déplacées, dans les nappes phréatiques rabaissées par les complexes hôteliers, dans les cultures répétées pour un public jusqu’à ne plus être vécues. Il se voit aussi dans des pertes plus discrètes—un savoir-faire qu’on cesse de pratiquer, une recette que plus personne ne peut s’offrir, un village à quelques minutes d’un site mondialement connu qui ne voit jamais un seul euro de la richesse que ce site génère.

Le tourisme responsable n’est pas une façon plus douce de vendre le même produit. C’est une tout autre question : non pas « comment attirer plus de visiteurs ? », mais « comment faire en sorte que leur présence laisse ce lieu plus fort qu’ils ne l’ont trouvé ? ». Ce site rassemble la meilleure pensée disponible pour répondre à cette question—et se tient au même standard intransigeant qu’il exige de l’industrie. Dire ce que les preuves soutiennent. Signaler ce qu’elles ne soutiennent pas.

Voilà pourquoi cette ressource existe. Elle est conçue pour les voyageurs qui pressentent qu’il existe une meilleure façon de découvrir une destination, pour les petits opérateurs qui construisent activement cette meilleure façon, et pour les étudiants, journalistes et praticiens qui ont besoin d’un point de départ rigoureusement sourcé. Tout ici est en lecture libre, accessible en sept langues, et cité strictement jusqu’à son origine.

Qui édite cette ressource

Ce site est rédigé et tenu à jour de façon indépendante par Steven Keen.

Réalisateur de documentaires de formation (MA in Film), Steven a passé plus d’une décennie à travailler dans les lieux que l’industrie touristique oublie. En filmant aux côtés d’enfants au travail et de communautés trop souvent laissées hors du cadre, il a produit une œuvre aujourd’hui conservée dans les archives de l’Organisation internationale du travail de l’ONU. Ce travail de terrain lui a inculqué la discipline intransigeante qui traverse chaque page d’ici : l’histoire d’une communauté appartient à la communauté. Le rôle de celui qui vient de l’extérieur est de l’amplifier, pas de l’exploiter.

Un jour, il a cessé de filmer ces lieux de l’extérieur pour aller vivre dans l’un d’eux—un village de montagne sur l’île de Crète. Il n’en est jamais reparti.

L’étude formelle de l’impact sur les destinations est venue après le terrain. Steven achève actuellement un MSc en Responsible Tourism Management et détient des certifications professionnelles du Global Sustainable Tourism Council (GSTC) et de l’International Centre for Responsible Tourism (ICRT)—cette dernière obtenue en étudiant directement auprès du professeur Harold Goodwin, pionnier du mouvement du tourisme responsable.

Steven n’écrit pas ici en observateur détaché qui n’a rien à perdre, mais en quelqu’un qui a choisi de vivre à l’intérieur de la question. Cette ressource ne se contente pas de demander ce que le tourisme laisse derrière lui. Elle est écrite par quelqu’un qui reste pour vivre avec la réponse.

Une note sur CRETAN®

L’honnêteté sur les sources doit s’étendre à l’honnêteté sur la paternité.

Steven est le fondateur de CRETAN®, une initiative de tourisme responsable en Crète. CRETAN® est nommé sur ce site et y apparaît comme une étude de cas parmi les cadres—un exemple de ce à quoi ressemblent ces principes quand une activité est réellement bâtie autour d’eux.

Nous le divulguons pour une raison simple : c’est précisément l’intérêt non divulgué qui rend la plupart du marketing « éco » et « responsable » impossible à croire. Il n’y a donc pas de main cachée ici. La relation est énoncée ouvertement, l’étude de cas est étiquetée pour ce qu’elle est, et le reste de la ressource est écrit selon un standard qui ne plie devant aucun opérateur—celui-ci compris. CRETAN® doit gagner sa place dans ces pages en franchissant la même barre de preuve que toute autre affirmation. Là où il ne peut pas encore prouver un chiffre, ce chiffre est présenté comme un objectif, pas comme un résultat.

Si vous voulez voir ces principes appliqués en pratique, le modèle de travail de CRETAN® en Crète est un endroit où regarder—proposé comme un exemple, pas comme une recommandation à suivre. Les cadres présentés ici tiennent debout par eux-mêmes.

Comment nous travaillons

Une ressource ne vaut que par ses sources. Voici les standards auxquels chaque page de ce site est tenue.

  • Des sources primaires, pas des échos. Statistiques, études et cadres sont cités jusqu’à leur origine—le rapport d’ONU Tourisme, l’article évalué par les pairs, le critère du GSTC lui-même—et non un article secondaire qui les aurait cités au passage. Une affirmation dont la source est une impasse est traitée comme non vérifiée.
  • Des dates honnêtes. Chaque page substantielle porte une date de « dernière mise à jour », et cette date est réelle. Quand les preuves sous-jacentes changent, la page change, et la date suit. Nous ne rafraîchissons pas un horodatage pour faire récent sans revoir le contenu en dessous.
  • Des lacunes visibles plutôt que des suppositions invisibles. Là où un chiffre ne peut être confirmé par une source fiable, cette ressource le dit clairement plutôt que de présenter une estimation éclairée comme un fait. Chacun a parfaitement le droit de connaître la différence entre l’établi et l’estimé.
  • La preuve avant la conclusion. Ce site prend des positions claires—que voyager hors saison est un rapport plus honnête à un lieu surfréquenté, que les fuites économiques devraient être transparentes, que l’accessibilité est une priorité de conception et non une réflexion après coup. Mais la position suit les preuves, et les preuves sont montrées. On vous donne toujours de quoi être en désaccord.
  • Des corrections, au grand jour. Si quelque chose ici est faux, nous voulons le savoir, et nous le corrigeons ouvertement. Les coordonnées suivent.

Qu’est-ce qui donnerait tort à ce cadre ?

Le tourisme responsable avance des affirmations testables, et une affirmation testable peut échouer. Ce cadre serait en réelle difficulté si des études sur les fuites économiques montraient que les hébergements et les guides aux mains des habitants ne retiennent pas davantage des dépenses d’un visiteur dans l’économie locale que les chaînes internationales ; si les stratégies de saison intermédiaire et de dispersion se révélaient simplement déplacer la pression au lieu de la soulager, exportant les foules vers des communautés moins armées pour les absorber ; ou si les opérateurs certifiés s’avéraient indiscernables des non-certifiés sur des résultats mesurés—salaires, consommation d’eau, embauche locale. Une partie de cette base de preuves est plus mince que ses défenseurs ne l’admettent ; la recherche sur la certification, en particulier, est contrastée. Si des études de ce genre paraissent, cette page les citera aussi visiblement que celles qui la soutiennent—et se corrigera. Un cadre qu’on ne peut pas tester est une marque.

Contact et corrections

Vous avez repéré une erreur, un lien mort ou un chiffre à mettre à jour ? Écrivez à me [at] stevenkeen [dot] com. Les corrections sont faites rapidement et au grand jour. Chaque mise à jour étayée rend cette ressource plus solide, et nous sommes sincèrement reconnaissants de l’aide.


Le voyage va continuer. La seule question ouverte est ce qu’il laisse derrière lui. Cette ressource est une tentative de rendre cette réponse meilleure.