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Tourisme responsable

Tourisme responsable et les Objectifs de développement durable de l’ONU : comment le voyage fait avancer le progrès mondial

Le tourisme n’est pas qu’une industrie — c’est un puissant levier pour atteindre les objectifs les plus ambitieux de l’humanité. De l’éradication de la pauvreté à la protection des océans, le tourisme touche les 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU. Voici comment.

À retenir

  • Le tourisme est nommé dans trois cibles des ODD—8.9, 12.b, 14.7—et touche les 17.
  • C’est un grand pourvoyeur d’emplois dans les économies en développement—au cœur de l’éradication de la pauvreté (ODD 1) et du travail décent (ODD 8).
  • L’impact ne compte que mesuré à l’aune d’indicateurs réels, pas d’arguments marketing.
  • Les opérateurs peuvent relier des actions concrètes aux cibles des ODD et en rendre compte.

Le lien entre tourisme et ODD

En 2015, les 193 États membres de l’ONU ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 20301 — une feuille de route universelle pour la paix et la prospérité. En son cœur figurent 17 Objectifs de développement durable (ODD), chacun s’attaquant à des défis majeurs, de la pauvreté et des inégalités au changement climatique et à l’effondrement de la biodiversité.

Le tourisme est explicitement mentionné dans trois cibles des ODD :2

  • ODD 8.9 Concevoir et mettre en œuvre des politiques de promotion d’un tourisme durable qui crée des emplois et met en valeur la culture et les produits locaux.
  • ODD 12.b Mettre au point et utiliser des outils pour suivre les effets sur le développement durable d’un tourisme durable, créateur d’emplois et valorisant la culture et les produits locaux.
  • ODD 14.7 D’ici à 2030, accroître les bénéfices économiques que les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés tirent de l’exploitation durable des ressources marines, notamment par une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme.

Mais ces trois cibles n’effleurent que la surface. ONU Tourisme (anciennement l’OMT) a identifié le tourisme comme un contributeur significatif aux 17 ODD.3 Pourquoi ? Parce que le tourisme est idéalement placé pour être moteur de changement :

  • Il mobilise directement les communautés — des villages reculés aux mégapoles
  • Il génère des devises, en particulier pour les pays en développement
  • Il crée des incitations économiques à protéger le patrimoine naturel et culturel
  • Il favorise la compréhension interculturelle et la paix
  • Il offre une porte d’entrée accessible aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginalisés

La question n’est pas de savoir si le tourisme influe sur les ODD — c’est de savoir si cet effet est positif ou négatif. C’est exactement ce qu’est le tourisme responsable : la discipline qui le rend positif par conception, et non par accident.

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Le tourisme à travers les 17 objectifs

Explorez ci-dessous le lien du tourisme avec chaque objectif — et voyez combien peu le nomment franchement. Trois cibles seulement sur 169 le font : 8.9, 12.b et 14.7.2 Tout autre lien de la matrice est une contribution cartographiée par ONU Tourisme,3 et non un engagement inscrit dans le texte même du Programme 2030.

Sélectionnez l’un des 17 ODD

Révélez sa couleur officielle de l’ONU et découvrez comment le tourisme s’y rattache. Seuls trois ODD — l’ODD 8, l’ODD 12 et l’ODD 14 — mentionnent explicitement le tourisme.

Le tourisme se rattache, directement ou indirectement, à chacun des 17 Objectifs de développement durable — et il est nommé explicitement dans les cibles de trois d’entre eux (ODD 8, 12 et 14). Source(s): ONU Tourisme ; Tourism and the SDGs (tourism4sdgs.org) ; Nations Unies (2015), Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (A/RES/70/1) ; ODD 8.9, 12.b, 14.7. Effectif : ONU Tourisme & ONU Femmes (2019). Eau : Gössling et al. (2012). Émissions : Lenzen et al. (2018).
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Les ODD où le tourisme fait la plus grande différence

Si le tourisme touche les 17 objectifs, son impact est le plus direct et le plus mesurable dans les domaines suivants. Chaque section explique le lien, donne des exemples concrets et propose des bonnes pratiques pour les voyageurs et les opérateurs.

ODD 1 : Pas de pauvreté

Le tourisme est l’une des rares industries capables d’apporter emplois et revenus directement aux communautés rurales et côtières où l’emploi formel est rare. Quand des visiteurs séjournent dans un village de montagne ou mangent dans une taverne familiale, l’argent va directement à ceux qui en ont le plus besoin.

Exemples concrets : Au Népal, l’aire de conservation de l’Annapurna—la plus vaste aire protégée du pays, où vivent plus de 100 000 personnes—est gérée par une fondation qui ne reçoit aucun financement public régulier pour cela : elle perçoit à la place un droit d’entrée auprès de chaque trekkeur, et ces recettes sont réinvesties dans la région, ses ressources et sa communauté.4 L’agritourisme en Crète met en relation les agriculteurs et les voyageurs qui leur achètent directement.

Bonnes pratiques : Embaucher localement. Privilégier les achats locaux pour l’alimentation, les fournitures et les services. Verser des salaires équitables, au-dessus du minimum régional. Soutenir les entreprises communautaires plutôt que de leur faire concurrence.

ODD 5 : Égalité entre les sexes

Les femmes représentent 54 % de la main-d’œuvre touristique mondiale selon ONU Tourisme et ONU Femmes5 — bien au-dessus de leur part d’environ 39 % dans l’ensemble de l’économie mondiale5 — même si leur représentation varie fortement d’une région à l’autre et qu’elles restent surreprésentées dans les postes les moins qualifiés et les moins payés. Le tourisme responsable s’emploie activement à changer cela en créant des opportunités de direction et en garantissant une rémunération égale.

Exemples concrets : La Responsible Tourism Mission de l’État indien du Kerala inscrit l’autonomisation des femmes parmi ses objectifs principaux—puis la chiffre : 70 % de ses 17 631 unités enregistrées appartiennent à des femmes ou sont dirigées par elles.6

Bonnes pratiques : Garantir un salaire égal à travail égal. Créer des voies d’accès aux postes de direction et d’encadrement. Maintenir des environnements de travail sûrs, exempts de harcèlement. Soutenir et promouvoir les entreprises touristiques dirigées par des femmes.

ODD 8 : Travail décent et croissance économique

Le tourisme représente environ 1 emploi sur 10 dans le monde.7 Mais créer des emplois ne suffit pas — leur qualité compte tout autant. Un emploi touristique saisonnier, informel ou abusif ne fait pas avancer les ODD. Le travail décent, c’est un emploi stable, des salaires équitables et des perspectives d’évolution professionnelle.

Exemples concrets : Des programmes d’emploi à l’année dans les destinations hors saison rompent le cycle de l’abondance et de la disette. Des programmes de montée en compétences dans l’hôtellerie ouvrent des carrières plutôt que des impasses. Les certifications de tourisme équitable (comme Fair Trade Tourism en Afrique du Sud) garantissent le respect des normes du travail.8

Bonnes pratiques : Proposer des contrats permanents plutôt que des emplois uniquement saisonniers. Investir dans la formation et le développement professionnel du personnel. Verser des salaires décents, pas seulement le minimum légal. Soutenir les artisans et les fournisseurs locaux au sein de la chaîne de valeur touristique.

ODD 10 : Inégalités réduites

Le tourisme peut réduire les fractures — entre économies urbaines et rurales, entre visiteurs fortunés et communautés modestes, entre voyageurs valides et personnes en situation de handicap. Mais il peut aussi les creuser, par la gentrification, le déplacement et l’exclusion. Tout dépend de la manière dont le tourisme est conçu et géré.

Exemples concrets : Le tourisme accessible aux personnes en situation de handicap ouvre des destinations à des millions de voyageurs jusque-là exclus. Le tourisme dirigé par les Autochtones au Canada garde la propriété et les revenus dans la communauté : le Spirit Bear Lodge, à Klemtu (Colombie-Britannique), appartient à la Première Nation Kitasoo Xai’xais, qui l’exploite.9

Bonnes pratiques : Concevoir les expériences touristiques avec un accès inclusif dès le départ — pas après coup. Garantir un partage équitable des bénéfices entre opérateurs et communautés. Prévenir activement les déplacements et la gentrification induits par le tourisme. Associer les groupes marginalisés à la planification et aux décisions touristiques.

ODD 11 : Villes et communautés durables

Le tourisme peut revitaliser des quartiers, financer des infrastructures publiques et célébrer l’identité culturelle. Il peut aussi provoquer le surtourisme — saturer les habitants, dégrader les espaces publics et transformer les logements en locations de courte durée. Des villes durables ont besoin d’une gestion touristique qui fait passer les habitants d’abord — l’argument complet en faveur de cet ordre, et les droits qui le fondent, est exposé dans le surtourisme et les droits des habitants.

Exemples concrets : À Amsterdam, une ordonnance née d’une initiative des habitants plafonne le tourisme lui-même : une fourchette de 10 à 20 millions de nuitées par an, avec une mesure de la pression touristique quartier par quartier et une enquête auprès des habitants.10 La piétonnisation des centres historiques (comme à Ljubljana) améliore la qualité de vie des habitants comme des visiteurs.11

Bonnes pratiques : Élaborer des plans de gestion des destinations avec une véritable participation des habitants. Plafonner le nombre de visiteurs en période de pointe. Investir les recettes touristiques directement dans les services publics — transports, parcs, propreté. Encourager la dispersion vers les zones moins visitées plutôt que la concentration sur les hauts lieux.

ODD 12 : Consommation et production responsables

Le tourisme consomme d’énormes quantités d’eau, d’énergie, de nourriture et de matériaux. Un seul complexe hôtelier peut consommer plus d’eau par jour qu’un village entier.12 La consommation responsable dans le tourisme, c’est adopter les principes de l’économie circulaire — réduire les déchets à la source, réutiliser les matériaux et s’approvisionner localement.

Exemples concrets : Dans l’UE, le plancher n’est plus affaire de bonne volonté : depuis le 3 juillet 2021, les plastiques à usage unique que l’hôtellerie-restauration distribuait par défaut—assiettes, couverts, pailles, agitateurs de boissons, gobelets et récipients alimentaires en polystyrène expansé—ne peuvent plus être mis sur le marché.13

Bonnes pratiques : Mesurer et publier la production de déchets et la consommation d’eau et d’énergie. S’approvisionner localement et en bio autant que possible. Proposer des menus végétariens et végétaux par défaut, et non en exception. Adopter les principes de l’économie circulaire — réparer, réutiliser et recycler avant de jeter.

ODD 13 : Lutte contre les changements climatiques

Le tourisme est responsable d’environ 8 à 9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre14 (près de 8,8 % en 2019),15 le transport — l’aviation en particulier — en représentant la plus grande part. C’est la vérité la plus inconfortable pour l’industrie du voyage : l’acte même de parcourir de longues distances alimente la crise climatique. Le tourisme responsable l’affronte avec honnêteté.

Exemples concrets : Des campagnes en faveur du train à travers l’Europe incitent les visiteurs à renoncer à l’avion au profit de trajets terrestres. L’investissement direct dans les énergies renouvelables et l’infrastructure ferroviaire réduit les émissions à la source, ce que la compensation ne fait pas : la plupart des projets carbone forestiers étudiés n’ont pas réduit significativement la déforestation,16 et à partir de septembre 2026 le droit de l’Union interdit les allégations de neutralité carbone d’un produit fondées sur la compensation.17 Des hébergements solaires éliminent la dépendance aux énergies fossiles. Les mouvements du voyage lent encouragent des séjours plus longs dans moins de destinations.

Bonnes pratiques : Privilégier les transports bas-carbone — train, bus, vélo, marche. Réduire les vols court-courriers et encourager les alternatives terrestres. Soutenir les opérateurs neutres en carbone ou qui réduisent activement leurs émissions. Pratiquer le voyage lent : rester plus longtemps, voyager moins souvent, explorer plus en profondeur.

ODD 14 : Vie aquatique

Le tourisme côtier et marin est le poumon économique des petits États insulaires en développement (PEID) et de nombreuses communautés littorales. Bien mené, il finance la conservation marine et crée des alternatives économiques à la surpêche. Mal mené, il abîme les écosystèmes mêmes que les visiteurs viennent admirer.

Exemples concrets : Des aires marines protégées financées par la redevance payée par les visiteurs—les parcs marins et terrestres de Bonaire sont gérés et entretenus presque entièrement grâce à ce que les visiteurs paient pour y entrer.18 Aux Açores, ce n’est pas la bonne volonté qui encadre l’activité mais la loi régionale : aucun bateau ne peut approcher un cétacé à moins de 50 mètres, trois bateaux au maximum peuvent rester dans un rayon de 300 mètres autour d’un animal, et 30 minutes est la durée maximale de présence dans la zone d’approche.19 Des règles sur les crèmes solaires respectueuses des récifs à Hawaï et à Palaos protègent les écosystèmes coralliens.20

Bonnes pratiques : Adopter une règle « on ne touche pas » en plongée ou en snorkeling près des coraux. N’utiliser que des crèmes solaires minérales, respectueuses des récifs. Soutenir les aires marines protégées par des droits d’entrée et des dons. Choisir des centres de plongée certifiés qui suivent des règles d’interaction responsables.

ODD 15 : Vie terrestre

Le tourisme de nature crée de puissantes incitations financières à protéger forêts, zones humides, montagnes et faune sauvage. Quand un parc national tire des revenus de ses visiteurs, les gouvernements ont une raison économique — et pas seulement éthique — de le protéger. Mais le tourisme doit être géré avec soin pour ne pas aimer la nature au point de la tuer.

Exemples concrets : Des conservancies communautaires en Namibie donnent aux communautés locales un contrôle direct sur la gestion de la faune et les revenus du tourisme : un amendement de 1996 a transféré aux communautés les droits sur les ressources naturelles, faune comprise, et le droit de créer des entreprises touristiques ; 86 conservancies enregistrées couvrent aujourd’hui 166 184 km².21

Bonnes pratiques : Rester sur les sentiers balisés pour ne pas perturber les écosystèmes fragiles. Soutenir les écolodges et les parcs qui réinvestissent leurs recettes dans la conservation. Éviter les interactions nuisibles avec la faune — pas de balades à dos d’éléphant, pas de contact avec les animaux sauvages, pas de spectacles d’animaux captifs. Rechercher et financer des circuits tournés vers la conservation qui contribuent directement à la protection des habitats.

Mesurer l’impact du tourisme sur les ODD

Des affirmations sans données ne sont que du marketing. Si le tourisme doit contribuer véritablement aux ODD, son impact doit être mesuré, publié et vérifié de façon indépendante. Plusieurs cadres existent pour y aider :

Cadre statistique d’ONU Tourisme (SF-MST)

Approuvé par la Commission de statistique de l’ONU en 2024 et élaboré avec plus de 40 instituts nationaux de statistique, le SF-MST est la référence internationalement reconnue pour intégrer les dimensions économique, environnementale et sociale du tourisme—le principal outil de suivi de sa contribution aux ODD, et une réponse directe à l’appel de la cible 12.b à mettre au point des outils de suivi du tourisme durable.22

Reporting économique et social du WTTC (ESR)

Le World Travel & Tourism Council suit les émissions de carbone, la consommation d’eau, la production de déchets et les profils d’emploi dans plus de 180 pays.7 Ses rapports annuels fournissent des références par rapport auxquelles destinations et opérateurs peuvent mesurer leurs progrès.

Critères du Global Sustainable Tourism Council (GSTC)

Le GSTC établit les normes de référence en matière de durabilité dans le voyage et le tourisme. Ses critères couvrent quatre piliers : gestion durable, retombées socio-économiques, retombées culturelles et retombées environnementales.23 Les programmes de certification accrédités par le GSTC (comme EarthCheck, Green Globe et Travelife) attestent que les opérateurs respectent ces normes.

Des indicateurs alignés sur les ODD pour le tourisme

Au-delà des cadres généraux, des indicateurs précis peuvent suivre la contribution du tourisme à chaque ODD :

  • ODD 5 Part des femmes aux postes de direction et d’encadrement dans le tourisme
  • ODD 8 & ODD 10 Part des recettes touristiques retenue dans l’économie locale (vs fuites vers les opérateurs étrangers)
  • ODD 13 Émissions de carbone par nuitée touristique — transport, hébergement et activités compris
  • ODD 14 & ODD 15 Nombre et étendue des aires protégées soutenues par les recettes touristiques

Là où le récit tourisme–ODD se fissure

Tout ce qui précède est le versant affirmatif—celui que publie déjà chaque organisation touristique. Une ressource digne de confiance doit aussi dire où le récit s’amincit. Trois choses méritent d’être connues avant de citer un chiffre ODD à quiconque.

Le tourisme est nommé trois fois—et aucune ne mesure un résultat

Sur 169 cibles, le tourisme est nommé dans exactement trois : 8.9 (des politiques de tourisme durable créateur d’emplois et valorisant la culture et les produits locaux), 12.b (des outils de suivi des impacts du tourisme durable) et 14.7, qui cite le tourisme parmi les usages durables des ressources marines pour les petits États insulaires en développement. Regardez maintenant ce que comptent réellement les indicateurs officiels. L’indicateur 8.9.1, c’est « tourism direct GDP as a proportion of total GDP and in growth rate ». L’indicateur 12.b.1 compte si un pays a mis en place des outils comptables normalisés.24 L’un mesure la taille du tourisme, l’autre l’existence d’un système de suivi. Aucun ne mesure si la vie d’un habitant, l’état d’un récif ou un salaire se sont améliorés.

L’objectif 8 et l’objectif 13 tirent en sens inverse

L’ODD 8 réclame de la croissance ; l’ODD 13 réclame un effondrement des émissions. Pour un secteur qui pèse déjà 8–9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les deux ne tiennent pas facilement ensemble. La version brute, issue de la littérature climat-tourisme : il reste au monde une trentaine d’années pour se décarboner, ce qui « represents a very significant challenge for tourism as a growth system ».25 La recherche critique va plus loin : le cadrage managérial adopté par le secteur autour des ODD laisserait intact le modèle de croissance lui-même—alors même que le tourisme devient moins durable, et non plus durable, en matière de ressources.26

Le reporting est plus mince que le discours

Une revue systématique des indicateurs de tourisme durable au regard des ODD constate un manque d’attention directe aux objectifs dans les travaux publiés depuis leur lancement en 2016, des jeux d’indicateurs qui négligent largement la gouvernance, une préférence pour les mesures objectives et une recherche centrée sur les pays européens plutôt que sur les Suds visés en priorité par l’agenda.27 Voilà l’état honnête de la base de preuves : beaucoup de déclarations d’alignement, bien moins de mesure de résultats.

Rien de tout cela ne rend les ODD inutiles—ils restent le seul vocabulaire partagé du secteur. Cela en fait un cadre avec lequel discuter plutôt qu’un tableau de bord à réciter. Quand un voyagiste ou un ministère vous dit être « aligné sur les ODD », la question qui suit est celle que pose tout ce site : aligné comment, mesuré par quoi, et qu’est-ce qui a changé ?

Note de terrain · Steven Keen—personne dans la chaîne n’a entendu parler d’un ODD

Pas une seule fois un fournisseur en Crète ne m’a parlé d’un objectif de développement durable. Ni le moulin, ni le fromager, ni la femme qui tient les ruches.

Ce n’est pas de l’ignorance, et c’est précisément ce que le cadre a le plus de mal à voir. Ce qu’ils peuvent vous dire, c’est le prix de l’huile cette année contre l’an dernier, si leurs enfants et petits-enfants sont revenus pour la récolte, et quels champs ne sont plus travaillés depuis la mort du vieux. Ce sont des indicateurs. Ce ne sont simplement pas les dix-sept.

L’écart joue aussi dans l’autre sens. Un objectif comme le travail décent se mesure en contrats et en heures, et une grande part de ce qui tient cette île n’est ni l’un ni l’autre—c’est une journée donnée à un voisin, rendue un jour, par quelqu’un.

Les ODD restent le meilleur langage commun dont nous disposions pour en débattre, et le débat en vaut la peine. Mais un cadre compte ce pour quoi il a été construit. Un village peut aller bien sur presque chacun des objectifs cités ici et, dans les données, ne pas exister.

Comment les voyagistes peuvent s’aligner sur les ODD

Vous n’avez pas besoin de traiter les 17 objectifs. Commencez par ceux qui comptent le plus pour votre activité et votre destination—notre guide pour les voyagistes approfondit chacun d’eux. Voici un cadre pratique en quatre étapes, et notre Guide de terrain gratuit montre les critères à l’aune desquels les voyageurs responsables d’aujourd’hui vous jugeront.

1

Identifiez vos ODD prioritaires

Choisissez 3 à 5 ODD sur lesquels votre activité peut avoir l’impact le plus significatif. Un centre de plongée côtier mettra l’accent sur l’ODD 14 (Vie aquatique), l’ODD 8 (Travail décent) et l’ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques). Une entreprise de randonnée en montagne privilégiera l’ODD 15 (Vie terrestre), l’ODD 1 (Pas de pauvreté) et l’ODD 12 (Consommation responsable).

2

Fixez des objectifs mesurables

Les vagues aspirations ne font pas bouger les lignes. Reliez chaque objectif à l’ODD qu’il fait avancer—avec un chiffre et une date :

  • Réduire les émissions de carbone par voyage de 20 % d’ici 2027 (ODD 13)
  • Atteindre 50 % de femmes aux postes de direction d’ici 2028 (ODD 5)
  • S’approvisionner à 80 % auprès de producteurs locaux d’ici 2027 (ODD 8, 12)
  • Éliminer les plastiques à usage unique en 12 mois (ODD 12, 14)
3

Mettez en œuvre et communiquez

Formez votre personnel à vos engagements ODD—ce sont vos ambassadeurs de première ligne. Publiez vos progrès chaque année, même quand les chiffres ne sont pas parfaits (la transparence bâtit la confiance). Partagez des histoires avec vos hôtes : quand les visiteurs comprennent pourquoi vous vous approvisionnez localement ou limitez la taille des groupes, ils deviennent eux-mêmes des défenseurs du tourisme responsable.

4

Collaborez

Aucun opérateur ne peut atteindre seul les ODD. Rejoignez des initiatives comme Tourism Declares a Climate Emergency pour afficher votre engagement et accéder à des ressources partagées. Nouez des partenariats avec des ONG locales et des organisations de conservation. Participez aux processus de planification des ODD de votre destination—quand opérateurs, gouvernements et communautés s’alignent, le changement systémique devient possible.

Le regard de l’intérieur

L’autre visage du voyage

Le tourisme de masse vend une illusion soignée. Voici la réalité, celle qui a les pieds sur terre. Explorez une archive grandissante de lettres mensuelles écrites depuis un village de montagne en Crète. De vraies conversations sur une meilleure façon de voyager. Sans bruit.

Lisez avant de décider

Étude de cas : Parc national des Cévennes

La thèse de cette page est qu’une contribution aux ODD ne compte que lorsqu’elle est mesurée et vérifiée par des tiers, et non simplement affichée. Le Parc national des Cévennes en est l’illustration rare : un établissement public de l’État français—il ne vend aucun circuit et n’est le concurrent de personne—dont la gestion du territoire a été jugée de l’extérieur non pas une, mais trois fois, par l’UNESCO et DarkSky International, et non par sa propre brochure.

Patrimoine mondial de l’UNESCO (ODD 2, 11, 15)

  • Les Causses et les Cévennes sont inscrits depuis 2011 sur la Liste du patrimoine mondial comme paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen, au titre des critères (iii) et (v).28
  • Le bien couvre 302 319 hectares façonnés par la transhumance et le pastoralisme—sur le mont Lozère, les troupeaux empruntent encore les drailles chaque été.28

Réserve internationale de ciel étoilé (ODD 15, 11)

  • Le 13 août 2018, l’International Dark-Sky Association (aujourd’hui DarkSky International) a décerné au parc le label de Réserve internationale de ciel étoilé.29
  • Avec 3 560 km², elle est la plus vaste d’Europe et protège l’environnement nocturne contre la pollution lumineuse.29

Réserve de biosphère, réévaluée (ODD 17, 15)

  • Les Cévennes sont réserve de biosphère du programme MAB de l’UNESCO depuis 1985, sur 268 436 hectares du sud du Massif central.30
  • En 2019, le Conseil international de coordination de l’UNESCO a renouvelé ce statut jusqu’en 2029, jugeant l’évolution de la réserve conforme aux critères et aux objectifs du programme.31

Ce que cela prouve—et sa limite honnête

Voilà à quoi ressemble une contribution aux ODD vérifiée plutôt qu’affichée : trois désignations extérieures—2011, 2018, 2019—conférées et recontrôlées par l’UNESCO et DarkSky International, non par le parc lui-même.31 La limite honnête : ces labels certifient l’état et la gouvernance d’un territoire ; ils ne constituent pas un tableau de bord d’indicateurs ODD ligne par ligne, et le parc n’affirme pas publier de chiffres objectif par objectif. Ce qu’ils prouvent n’est pas que tout est simple, mais que ces résultats peuvent être soumis à un examen indépendant—précisément ce qui sépare la responsabilité du marketing.

C’est le pilier que défend cette page : une contribution aux ODD vaut exactement ce que valent les preuves qui la soutiennent—et les Cévennes déposent les leurs sous la forme de labels extérieurs, datés et réévalués.

Questions fréquentes

Comment le tourisme contribue-t-il aux Objectifs de développement durable ?
Le tourisme est explicitement nommé dans trois cibles des ODD — 8.9, 12.b et 14.7 — et se rattache aux 17 objectifs. Premier secteur d’exportation et d’emploi pour de nombreuses économies en développement, il est central pour l’éradication de la pauvreté (ODD 1) et le travail décent (ODD 8), et il façonne directement les résultats en matière d’égalité des genres, de réduction des inégalités, de consommation responsable, d’action climatique et de vie terrestre et aquatique.
Quels ODD sont les plus pertinents pour le tourisme ?
Le tourisme touche les 17, mais son impact est le plus direct et le plus mesurable sur l’ODD 8 (travail décent et croissance économique), l’ODD 11 (villes et communautés durables), l’ODD 12 (consommation et production responsables), l’ODD 13 (lutte contre les changements climatiques), l’ODD 14 (vie aquatique) et l’ODD 15 (vie terrestre).
Que sont les cibles 8.9, 12.b et 14.7 des ODD ?
Ce sont les trois cibles qui nomment directement le tourisme. La cible 8.9 appelle à des politiques de promotion d’un tourisme durable, créateur d’emplois et valorisant la culture et les produits locaux ; la 12.b porte sur la mise au point d’outils de suivi des effets du tourisme sur le développement durable ; et la 14.7 concerne l’augmentation des bénéfices économiques tirés par les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés de l’exploitation durable des ressources marines, y compris par le tourisme.
Comment un voyagiste peut-il aligner son activité sur les ODD ?
Identifiez les objectifs sur lesquels vous pesez le plus, fixez des cibles mesurables liées à des ODD précis, suivez-les à l’aune d’indicateurs réels et rendez compte en toute transparence. Le but, ce sont des contributions concrètes et mesurées — pas des arguments marketing.
Les ODD sont-ils la même chose que le tourisme durable ?
Non. Les ODD sont un cadre mondial de 17 objectifs adoptés par tous les États membres de l’ONU en 2015. Le tourisme durable est l’un des moyens de faire avancer plusieurs de ces objectifs, et le tourisme responsable — les décisions que prennent réellement les opérateurs et les voyageurs — est la façon dont cette contribution se réalise en pratique.
Les ODD ne sont-ils que des relations publiques pour l’industrie touristique ?
Ils sont souvent utilisés ainsi—une roue des ODD sur une page « développement durable » ne coûte rien. Le cadre lui-même est plus difficile à truquer : les dix-sept objectifs s’accompagnent de 169 cibles et d’indicateurs mesurables, et le tourisme est nommément cité dans trois d’entre elles (8.9, 12.b et 14.7). Cela vous donne un test. Un opérateur qui accole son logo aux dix-sept objectifs fait du marketing ; celui qui rend compte de ses progrès sur deux ou trois indicateurs précis, chiffres et dates à l’appui, travaille. Le cadre n’est honnête qu’à la mesure des rapports qui s’y rattachent.

À propos de l’auteur

Steven a passé une décennie à réaliser des documentaires dans les lieux que le tourisme oublie — son travail est aujourd’hui conservé dans les archives de l’International Labour Organization des Nations unies — avant d’aller vivre dans l’un d’eux : un minuscule village de montagne en Crète. Il achève un MSc en Responsible Tourism Management, est certifié GSTC et ICRT, et est le fondateur de CRETAN®, qui sert d’étude de cas. Découvrez comment ces pages sont rédigées.

Références

  1. Organisation des Nations Unies. 2015. Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (A/RES/70/1). Nations Unies. https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/development-agenda/ (consulté le 14 août 2026).
  2. Gouvernement français. Agenda 2030 — Objectifs de développement durable et cibles (dont ODD 8.9, 12.b, 14.7). agenda-2030.fr. https://www.agenda-2030.fr/ (consulté le 14 août 2026).
  3. ONU Tourisme (OMT). Tourism and the Sustainable Development Goals — le tourisme contribue aux 17 ODD [anglais]. ONU Tourisme. https://tourism4sdgs.org/ (consulté le 14 août 2026).
  4. National Trust for Nature Conservation (NTNC). Annapurna Conservation Area Project (ACAP) — lancé en 1986, « the first Conservation Area and largest Protected Area in Nepal », 7 629 km² et plus de 100 000 habitants. Sur son financement : « NTNC receives no regular funding support from the government for the operation of ACAP, but has been granted the right to collect entry fees from visiting trekkers. Revenue received from this is then invested back into the region, its resources and its community. » [anglais]. National Trust for Nature Conservation, Népal. https://ntnc.org.np/project/annapurna-conservation-area-project-acap (consulté le 14 août 2026).
  5. ONU Tourisme (OMT) & ONU Femmes. 2019. Global Report on Women in Tourism, Second Edition (les femmes = 54 % de la main-d’œuvre touristique) [anglais]. ONU Tourisme. https://www.e-unwto.org/doi/book/10.18111/9789284420384 (consulté le 14 août 2026).
  6. Kerala Tourism (département du Tourisme de l’État indien du Kerala). 2024. Women-friendly Tourism Gaining Momentum in Kerala (bulletin officiel de Kerala Tourism, numéro 372), sur la Responsible Tourism Mission de l’État : « Notably, 70 percent of the 17,631 KRTM Society units are women-owned or led, all of which have joined the Women-Friendly Tourism initiative. » La Mission elle-même sur son objet : « Making tourism a tool for the development of village and local communities, eradicating poverty and giving emphasis to women empowerment are the main aims of the Responsible Tourism Mission. » [anglais]. Kerala Tourism, gouvernement du Kerala. https://www.keralatourism.org/newsletter/news/2024/women-friendly-tourism-gaining-momentum-kerala-minister-mohamedriyas/2242 (consulté le 14 août 2026). Responsible Tourism Mission — présentation et objectifs officiels: https://www.keralatourism.org/responsible-tourism/rt-in-kerala/4.
  7. World Travel & Tourism Council (WTTC). 2026. Travel & Tourism Economic Impact 2025 (366 millions d’emplois, 10,9 % de l’emploi — plus d’un sur dix — en 2025) [anglais]. WTTC, en collaboration avec Oxford Economics. https://wttc.org/news/travel-tourism-sees-best-year-ever,-outpacing-the-global-economy-in-2025 (consulté le 14 août 2026).
  8. Fair Trade Tourism. About Fair Trade Tourism — le programme de certification sud-africain à but non lucratif (indépendant depuis 2004, à l’origine un projet de l’UICN Afrique du Sud) : son principe « Respect » exige « safe working conditions and practices », la « protection of young workers » et « promoting gender equality », et son principe « Fair share » pose que « all participants involved in a tourism activity should get their fair share of the income » [anglais]. Fair Trade Tourism. https://www.fairtradetourism.org/about (consulté le 14 août 2026).
  9. Spirit Bear Lodge (Kitasoo Xai’xais Nation). Spirit Bear Lodge, Klemtu (Colombie-Britannique) — le lodge est « owned and operated by the Kitasoo Xai’xais First Nation » et « 100% Indigenous owned, offering exclusive access to wildlife viewing areas and Cultural sites within Kitasoo Xai’xais Traditional Territory » [anglais]. Spirit Bear Lodge. https://spiritbear.com/ (consulté le 14 août 2026).
  10. Gemeenteraad van Amsterdam. 2021. Verordening op toerisme in balans Amsterdam (ordonnance « Tourisme en équilibre »), adoptée le 8 juillet 2021 — issue d’une initiative des habitants ; elle fixe une fourchette de « 10 en 20 miljoen toeristenovernachtingen per jaar » avec des seuils d’alerte à 12 et 18 millions et impose une enquête bisannuelle sur la manière dont les habitants vivent le tourisme dans leur propre quartier [néerlandais]. Lokale wet- en regelgeving (registre officiel néerlandais de la réglementation locale), CVDR660686. https://lokaleregelgeving.overheid.nl/CVDR660686/1 (consulté le 14 août 2026).
  11. Mestna občina Ljubljana. 2016. Ljubljana — Capitale verte de l’Europe 2016 (publication officielle de la ville) : « by closing the centre to all motorised vehicles the pedestrian areas cover around 100 000 m² » [anglais]. Mestna občina Ljubljana / European Green Capital. https://www.ljubljana.si/assets/Uploads/ENV-15-003-Ljubljana-EN-web.pdf (consulté le 14 août 2026).
  12. Gössling, S., Peeters, P., Hall, C. M., Ceron, J.-P., Dubois, G., Lehmann, L. V. & Scott, D. 2012. Tourism and water use: Supply, demand, and security. An international review. Tourism Management 33(1), 1–15 [anglais]. Tourism Management (Elsevier). https://doi.org/10.1016/j.tourman.2011.03.015 (consulté le 14 août 2026).
  13. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne. 2019. Directive (UE) 2019/904 relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement — article 5 : « Les États membres interdisent la mise sur le marché des produits en plastique à usage unique énumérés dans la partie B de l’annexe et des produits fabriqués à base de plastique oxodégradable. » La partie B vise notamment les assiettes, couverts, pailles, agitateurs de boissons et gobelets et récipients alimentaires en polystyrène expansé ; en vertu de l’article 17, l’article 5 s’applique « à compter du 3 juillet 2021 ». Journal officiel de l’Union européenne (EUR-Lex). https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2019/904/oj/fra (consulté le 14 août 2026).
  14. Lenzen, M., Sun, Y.-Y., Faturay, F., Ting, Y.-P., Geschke, A. & Malik, A. 2018. The carbon footprint of global tourism. Nature Climate Change 8, 522–528 [anglais]. Nature Climate Change. https://www.nature.com/articles/s41558-018-0141-x (consulté le 14 août 2026).
  15. Sun, Y.-Y., Faturay, F., Lenzen, M., Gössling, S. & Higham, J. 2024. Drivers of global tourism carbon emissions. Nature Communications 15, 10384 [anglais]. Nature Communications. https://www.nature.com/articles/s41467-024-54582-7 (consulté le 14 août 2026).
  16. West, T. A. P., Wunder, S., Sills, E. O., et al. 2023. Action needed to make carbon offsets from forest conservation work for climate change mitigation. Science 381, 873–877 (la plupart des projets carbone forestiers (REDD+) étudiés n’ont pas réduit significativement la déforestation, et les crédits étaient largement surémis) [anglais]. Science. https://www.science.org/doi/10.1126/science.ade3535 (consulté le 14 août 2026).
  17. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne. 2024. Directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte (encadre les allégations environnementales et les labels de durabilité, interdit les allégations vertes génériques sans preuve et les allégations « neutre en carbone » fondées sur la compensation ; les règles nationales s’appliquent à partir du 27 septembre 2026). Journal officiel de l’Union européenne (EUR-Lex). https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32024L0825 (consulté le 14 août 2026).
  18. Stichting Nationale Parken Bonaire (STINAPA). Bonaire Nature Fee — la redevance d’usage donnant accès au Bonaire National Marine Park et au Washington Slagbaai National Park ; STINAPA est « a non-governmental, not for profit foundation commissioned by the island government », et les parcs sont « managed and maintained almost completely with funding and support from its visitors » [anglais]. STINAPA Bonaire. https://stinapa.bonairenaturefee.org/ (consulté le 14 août 2026).
  19. Assembleia Legislativa Regional dos Açores (Assemblée législative régionale des Açores). 1999. Decreto Legislativo Regional n.º 9/99/A — la loi açorienne sur l’observation des cétacés, qui interdit « a aproximação a menos de 50 m de qualquer cetáceo » (approcher un cétacé à moins de 50 m) [portugais]. Les règles d’exploitation en anglais donnent le reste : « Time of permanence inside the approaching area is limited to a maximum of 30 minutes » ; « The permanence of more than 3 vessels in an area with a radius of 300 metres around an animal or group of animals is forbidden. » [anglais]. FAOLEX, la base de données juridique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. https://faolex.fao.org/docs/pdf/por22958.pdf (consulté le 14 août 2026). Rules and Codes of Conduct for Whale and Dolphin Watching in the Azores (anglais), IWC/CMS Whale Watching Handbook: https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/wwhandbook/guideline-documents/Portugal-Azores-Dolphin-Watching-Rules-and-Codes-of-Conduct-English.pdf.
  20. Republic of Palau. 2018. Responsible Tourism Education Act of 2018 (RPPL n° 10-30), qui « prohibits the importation and manufacture in Palau of reef-toxic sunscreens » ; le lien complémentaire renvoie à la règle du comté de Maui sur les crèmes solaires minérales (Ordinance No. 5306, en vigueur depuis le 1er octobre 2022), qui « bans the sale, distribution and use of non-mineral sunscreens without a prescription » [anglais]. ECOLEX, le portail du droit de l’environnement de l’UICN, du PNUE et de la FAO. https://www.ecolex.org/details/legislation/responsible-tourism-education-act-of-2018-rppl-no-1-30-lex-faoc181409/ (consulté le 14 août 2026). République des Palaos — la loi adoptée (PDF): https://www.palaugov.pw/wp-content/uploads/2018/10/RPPL-No.-10-30-re.-The-Responsible-Tourism-Education-Act-of-2018.pdf. Comté de Maui, Hawaï — règle sur les crèmes solaires minérales: https://www.mauicounty.gov/2483/Mineral-Only-Sunscreen-Maui-County.
  21. Namibian Association of CBNRM Support Organisations (NACSO). Conservation & Conservancies — le programme namibien de conservancies communautaires : un amendement de 1996 « devolved rights to communities over natural resources, which includes wildlife, and established rights for communities to set up tourism enterprises » ; on compte aujourd’hui 86 conservancies enregistrées couvrant 166 184 km² et concernant environ 244 587 personnes [anglais]. NACSO. https://nacso.org.na/conservancies/ (consulté le 14 août 2026).
  22. ONU Tourisme (OMT). 2024. Statistical Framework for Measuring the Sustainability of Tourism (SF-MST) — approuvé par la Commission de statistique de l’ONU (55ᵉ session, 2024) comme la référence internationalement reconnue pour intégrer les dimensions économique, environnementale et sociale du tourisme et suivre sa contribution aux ODD [anglais]. ONU Tourisme. https://www.untourism.int/tourism-statistics/statistical-framework-for-measuring-the-sustainability-of-tourism (consulté le 14 août 2026).
  23. Global Sustainable Tourism Council (GSTC). 2019. Critères de destination du GSTC, version 2.0 (version française) — quatre piliers : gestion durable, retombées socio-économiques, culturelles et environnementales. GSTC. https://www.gstc.org/wp-content/uploads/GSTC-Destination-Criteria-v2.0-french-version.pdf (consulté le 14 août 2026).
  24. Nations unies. 2015. Objectif de développement durable 8, cible 8.9 : « By 2030, devise and implement policies to promote sustainable tourism that creates jobs and promotes local culture and products », mesurée par l’indicateur 8.9.1, « Tourism direct GDP as a proportion of total GDP and in growth rate » ; et objectif 12, cible 12.b : « Develop and implement tools to monitor sustainable development impacts for sustainable tourism… », mesurée par l’indicateur 12.b.1, « Implementation of standard accounting tools to monitor the economic and environmental aspects of tourism sustainability » [anglais]. Département des affaires économiques et sociales de l’ONU. https://sdgs.un.org/goals/goal8 (consulté le 14 août 2026). Objectif 12 (cible 12.b): https://sdgs.un.org/goals/goal12.
  25. Gössling, S. & Higham, J. 2021. The Low-Carbon Imperative: Destination Management under Urgent Climate Change. Journal of Travel Research 60(6), 1167–1179 (« To stay within the safe boundaries of global warming, the world now has 30 years to decarbonize its economy. This represents a very significant challenge for tourism as a growth system ») [anglais]. Journal of Travel Research. https://doi.org/10.1177/0047287520933679 (consulté le 14 août 2026).
  26. Hall, C. M. 2019. Constructing sustainable tourism development: the 2030 agenda and the managerial ecology of sustainable tourism. Journal of Sustainable Tourism 27(7), 1044–1060 (une lecture managériale et écologique des ODD structure les travaux d’UN Tourism et les recommandations politiques qui en découlent, « even though tourism is less sustainable than ever with respect to resource use ») [anglais]. Journal of Sustainable Tourism. https://doi.org/10.1080/09669582.2018.1560456 (consulté le 14 août 2026).
  27. Rasoolimanesh, S. M., Ramakrishna, S., Hall, C. M., Esfandiar, K. & Seyfi, S. 2023. A systematic scoping review of sustainable tourism indicators in relation to the sustainable development goals. Journal of Sustainable Tourism 31(7), 1497–1517 (la revue constate un manque d’attention directe aux ODD dans les articles publiés depuis 2016, des travaux d’indicateurs qui négligent la gouvernance, plus d’indicateurs objectifs que subjectifs, et une concentration sur les pays européens plutôt que sur les Suds visés par les ODD) [anglais]. Journal of Sustainable Tourism. https://doi.org/10.1080/09669582.2020.1775621 (consulté le 14 août 2026).
  28. Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. 2011. Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen (bien inscrit au patrimoine mondial en 2011, critères (iii) et (v), 302 319 ha) [anglais]. UNESCO. https://whc.unesco.org/en/list/1153/ (consulté le 14 août 2026).
  29. Parc national des Cévennes. 2018. Le Parc national des Cévennes, plus grande Réserve internationale de ciel étoilé d’Europe (label RICE décerné le 13 août 2018 par l’IDA / DarkSky International ; 3 560 km²). Parc national des Cévennes. https://www.cevennes-parcnational.fr/fr/actualites/le-parc-national-des-cevennes-plus-grande-reserve-internationale-de-ciel-etoile-deurope (consulté le 14 août 2026).
  30. Programme sur l’homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO. 1985. Cévennes — réserve de biosphère du programme MAB (désignée en 1985, proposée en 1984 ; 268 436 ha dans le sud du Massif central) [anglais]. UNESCO. https://www.unesco.org/en/mab/cevennes (consulté le 14 août 2026).
  31. Parc national des Cévennes. 2019. L’Unesco renouvelle sa confiance à la Réserve de biosphère des Cévennes (statut renouvelé jusqu’en 2029 après réévaluation). Parc national des Cévennes. https://www.cevennes-parcnational.fr/fr/actualites/lunesco-renouvelle-sa-confiance-la-reserve-de-biosphere-des-cevennes (consulté le 14 août 2026).

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