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Tourisme responsable

Qu’est-ce que le tourisme responsable ? Définition, principes et enjeux

Le tourisme responsable, c’est créer « de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter ». C’est un cadre qui permet aux voyageurs, aux entreprises et aux destinations de minimiser les impacts négatifs tout en maximisant les bénéfices pour les communautés locales, les environnements et les cultures. Ce que cela donne sur une île, pièces à l’appui, est exposé dans le tourisme responsable en Crète.

À retenir

  • Le tourisme responsable, c’est créer « de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter ».
  • C’est une pratique, pas un label qui s’achète : minimiser les torts, maximiser les bénéfices pour les communautés, les environnements et les cultures.
  • Il recoupe le tourisme durable (l’objectif) et le tourisme éthique (les valeurs)—sans être identique à aucun des deux.
  • Enraciné dans la Déclaration du Cap de 2002 et le Code mondial d’éthique du tourisme de l’ONU.

Définir le tourisme responsable

Le terme tourisme responsable est employé dans l’industrie du voyage depuis au moins les années 1990, mais sa définition la plus largement reconnue est issue de la Déclaration du Cap sur le tourisme responsable, en 2002.1 Rédigée en amont du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, la déclaration a établi une compréhension commune : le tourisme doit activement bénéficier à la fois aux visiteurs et aux communautés d’accueil.

« Nous appelons les pays, les agences multilatérales, les destinations et les entreprises … à prendre la responsabilité de parvenir à un tourisme durable et à créer de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter. »

— Déclaration du Cap sur le tourisme responsable dans les destinations, 20021

Ce qui distingue le tourisme responsable des vagues aspirations au « voyage vert » ou à l’« écotourisme », c’est son exigence de responsabilité partagée. Il ne fait pas peser le fardeau sur les seuls voyageurs ni sur les seules entreprises. Il appelle au contraire chaque partie prenante—gouvernements, opérateurs, hôteliers, communautés locales et touristes eux-mêmes—à assumer activement la responsabilité des conséquences du tourisme.

La roue du tourisme responsable

Aujourd’hui encore, la Déclaration du Cap de 2002 définit ce qu’est le tourisme responsable. Nous l’avons traduite en une seule image — et en mots simples sur ce que chaque principe attend de vous.

La roue du tourisme responsable 1 Minimiser les impacts Économie · société · territoire 2 Partager la prospérité Revenus locaux · travail équitable 3 Impliquer les habitants Une vraie voix au chapitre 4 Préserver le patrimoine Nature · culture · diversité 5 Approfondir le lien Se comprendre, des deux côtés 6 Élargir l’accès Le voyage ouvert à tous 7 Respecter la culture Fierté et dignité locales Tourisme responsable
  1. 1. Minimiser les impacts — Chaque voyage laisse une trace. Le tourisme responsable rend cette trace plus petite que celle qu’il répare — en pesant le coût pour l’économie, la culture et le territoire avant de compter le profit.

    « minimise les impacts négatifs sur l’économie, l’environnement et la société ; »
  2. 2. Partager la prospérité — Un euro gagné quelque part devrait y rester. Quand la richesse qu’une destination produit repart par les mêmes avions qui l’ont apportée, c’est la communauté qui paie les vacances des autres.

    « génère de plus grands bénéfices économiques pour la population locale et améliore le bien-être des communautés d’accueil, ainsi que les conditions de travail et l’accès au secteur ; »
  3. 3. Impliquer les habitants — Les personnes qui vivent quelque part ne sont pas le décor de vacances. Elles ont le droit de façonner le tourisme qui transforme leurs rues, leurs loyers et l’avenir de leurs enfants.

    « implique la population locale dans les décisions qui touchent sa vie et ses perspectives d’avenir ; »
  4. 4. Préserver le patrimoine — Une civilisation n’est pas une ressource renouvelable. Ce que le tourisme érode — un dialecte, un savoir-faire, un littoral, une recette — il le rend rarement, et un lieu dépouillé de sa singularité n’a plus rien qui vaille le voyage.

    « contribue positivement à la conservation du patrimoine naturel et culturel et au maintien de la diversité du monde ; »
  5. 5. Approfondir le lien — La distance entre un touriste et un voyageur se mesure aux conversations qu’ils ont. La compréhension doit aller dans les deux sens, sinon ce n’est qu’une transaction avec vue.

    « offre aux voyageurs des expériences plus riches grâce à des liens plus authentiques avec la population locale et à une meilleure compréhension des enjeux culturels, sociaux et environnementaux locaux ; »
  6. 6. Élargir l’accès — Le voyage n’est pas une récompense réservée aux personnes valides et aisées. Une destination que tout le monde ne peut atteindre a décidé en silence qui a le droit d’y avoir sa place.

    « donne accès aux personnes physiquement handicapées ; »

    Remarque : nous citons le texte de 2002 mot pour mot. Sa formulation « physically challenged people » (personnes physiquement handicapées) reflète le vocabulaire de son époque ; les principes directeurs de la Déclaration elle-même appellent plus largement à « l’accès pour tous, en particulier pour les communautés et les personnes vulnérables et défavorisées ». Nous honorons à la fois l’original et les progrès accomplis depuis.

  7. 7. Respecter la culture — L’hospitalité n’est pas une reddition. Une culture fixe ses propres conditions pour ce qu’elle partage et ce qu’elle garde — et le voyageur qui respecte cette limite est celui qu’un lieu est heureux de revoir.

    « fait preuve de sensibilité culturelle, engendre le respect entre voyageurs et hôtes et renforce la fierté et la confiance locales. »
La roue du tourisme responsable — adaptée de la Déclaration du Cap sur le tourisme responsable (2002). Source(s): Goodwin, H. et al. (2002), The Cape Town Declaration on Responsible Tourism in Destinations, Responsible Tourism Partnership.
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Tourisme responsable vs durable vs éthique

Ces trois termes sont souvent employés de manière interchangeable, mais leurs accents diffèrent. Voyez-les comme des prismes qui se recouvrent sur une même question fondamentale : comment le tourisme peut-il faire plus de bien et moins de mal ?

Tourisme durable

Met l’accent sur la viabilité à long terme. Enraciné dans la définition du rapport Brundtland de 1987 : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».2

Le tourisme durable privilégie des indicateurs mesurables—émissions de carbone, consommation d’eau, taux de valorisation des déchets—et une réflexion systémique sur la capacité de charge.

Exemple concret :

« Cet hôtel utilise des panneaux solaires, traite ses eaux usées sur place et suit son empreinte carbone chaque année. »

Tourisme responsable

Met l’accent sur la responsabilité des parties prenantes. Orienté vers l’action et au présent : « Que faisons-nous en ce moment même pour rendre le tourisme meilleur pour les personnes et les lieux ? »

Le tourisme responsable demande à chaque acteur du système—pas seulement aux gouvernements ou aux grandes entreprises, mais aux voyageurs, aux petits opérateurs et aux communautés—d’assumer son rôle.

Exemple concret :

« Cet hôtel emploie du personnel local à des salaires équitables, s’approvisionne auprès de fermes voisines et invite ses hôtes à visiter le marché du village plutôt que de manger uniquement au complexe. »

Tourisme éthique

Met l’accent sur les dimensions morales du voyage. Se préoccupe des droits humains, du traitement équitable des travailleurs, du bien-être animal et de l’éthique de la manière dont le tourisme interagit avec les personnes et les écosystèmes vulnérables.

Le tourisme éthique s’appuie sur la philosophie et les cadres fondés sur les droits pour demander : « Est-ce juste ? »—et pas seulement « Est-ce efficace ? » ou « Est-ce durable ? »

Exemple concret :

« Cet hôtel refuse de proposer des promenades à dos d’éléphant, reverse 2 % de ses revenus à des organisations locales de lutte contre la traite et veille à ce que tous ses fournisseurs respectent les normes du travail équitable. »

En pratique, les opérations touristiques les plus marquantes puisent dans ces trois approches. Un hôtel géré de manière éthique mais destructeur pour l’environnement est contradictoire. Un circuit durable mais qui ignore l’exploitation des travailleurs est incomplet. Le tourisme responsable fournit le cadre unificateur : il demande à chaque partie prenante de prendre en compte toutes les dimensions de l’impact et d’agir concrètement. La dimension morale—le tourisme éthique—fait l’objet d’un traitement approfondi sur notre ressource complémentaire, ethicaltourism.com, et la question de savoir qui le tourisme inclut—l’accès et un accueil sincère pour les voyageurs de toutes capacités—est au cœur de inclusivetourism.com. Et un quatrième prisme relève l’ambition de l’objectif lui-même : le tourisme régénératif demande à un voyage de laisser un lieu mesurablement meilleur, et pas seulement épargné—le barreau net-positif au-dessus du barreau neutre de la durabilité.

Responsable vs durable : quelle différence ?

Des trois, la paire que les voyageurs confondent le plus souvent, c’est responsable et durable—et la différence décide qui doit réellement agir. En une phrase : le tourisme durable désigne un objectif, tandis que le tourisme responsable désigne une décision. La durabilité est l’état final que décrit ONU Tourisme3—mesuré par des indicateurs comme le carbone, l’eau et les déchets, et poursuivi à l’échelle du système ; il découle du rapport Brundtland de 1987.2 La responsabilité est l’action, et surtout qui l’assume : le geste posé par la Déclaration du Cap de 2002 en demandant aux « opérateurs, hôteliers, gouvernements, populations locales et touristes » d’en assumer ensemble le résultat.1

Une comparaison entre le tourisme responsable et le tourisme durable
ResponsableDurable
Ce que le terme décrit Une décision—l’action pour y parvenirUn objectif—un état à atteindre
La question centrale « Qu’est-ce que j’en fais, maintenant ? »« Cela durera-t-il à l’avenir ? »
Qui l’assume Chaque acteur—vous compris, le voyageurSouvent le système—gouvernements, secteur, certificateurs
Enraciné dans La Déclaration du Cap (2002)Le rapport Brundtland (1987) ; la définition d’ONU Tourisme
Mesuré par L’appropriation, les comportements, des engagements concretsDes indicateurs, des cibles, la capacité de charge

Qui est responsable ? Vous.

C’est le cœur de la distinction. La durabilité peut être quelque chose qu’on fait à une destination—un gouvernement qui fixe des cibles, une entreprise qui achète des compensations, un certificateur qui audite un hôtel. La responsabilité ne peut pas être sous-traitée ainsi. Comme le dit Harold Goodwin, pionnier de ce domaine, on a « trop parlé de durabilité et trop peu assumé de responsabilité ».4 Aucune certification, aucun gouvernement, aucun opérateur ne peut rendre votre voyage responsable ; cette part-là vous a toujours appartenu. Et, comme le note Goodwin, la responsabilité est gratuite—vous pouvez en prendre autant que vous êtes capable d’en assumer.4

« On a trop parlé de durabilité et trop peu assumé de responsabilité. »

— Harold Goodwin, pionnier du tourisme responsable4

Comment savoir si c’est réel : demandez du concret

Parce que la responsabilité relève de l’action plutôt que de l’intention, elle peut être interrogée d’une manière dont un vague label « durable » ne le permet pas. Lorsqu’un opérateur, un hôtel ou une destination prétend pratiquer le tourisme responsable, Goodwin propose de poser trois questions :5

  1. De quoi assument-ils la responsabilité ?
  2. Comment l’assument-ils—que font-ils, et dans quelle mesure ?
  3. Qu’ont-ils réellement accompli ?

« Les résultats et les impacts sont les preuves qu’il faut rechercher pour juger si la responsabilité est réellement assumée. »—Harold Goodwin

Une promesse incapable de répondre à ces trois questions avec du concret—des chiffres, des résultats mesurés, des partenaires nommés—relève du marketing, pas de la responsabilité. La durabilité, en revanche, est trop souvent énoncée comme une aspiration puis laissée à quelqu’un d’autre : le mot est employé, mais les résultats sont rarement mesurés ou publiés.5

Au-delà du « ne pas nuire » : le barreau régénératif

Remarquez la cible que se fixe le « durable » : un système qui dure—qui ne prend pas plus qu’il ne rend. C’est un objectif réel et difficile, mais neutre : il demande à un lieu de ne pas finir plus mal en point. Un mot plus récent relève la barre. Le tourisme régénératif demande à un voyage de laisser un lieu mesurablement meilleur—plus d’habitats, plus de moyens de subsistance locaux, plus de vitalité culturelle qu’avant la visite. L’architecte John T. Lyle a nommé ce principe de conception en 1994 ; Bill Reed a ensuite formalisé l’échelle que le tourisme lui emprunte aujourd’hui : de dégrader, à soutenir (neutre), à régénérer (net-positif).6

Voici le point que les articles du type « lequel est le meilleur » ratent : le régénératif ne remplace pas le responsable, et il ne rend pas le durable obsolète. Durable et régénératif se situent sur le même axe—jusqu’où vous visez, neutre ou net-positif. Le responsable se situe sur un tout autre axe—si vous grimpez vraiment. Vous pouvez viser le net-positif et ne rien faire ; et un voyage modeste et sans éclat, mené de manière responsable, peut laisser un lieu en meilleur état qu’un complexe certifié « régénératif » qui ne vérifie jamais ses propres comptes. Relever l’objectif ne supprime pas la décision—la responsabilité est la part qui n’est facultative à aucune altitude.

Et la version honnête de l’argument ajoute une mise en garde : le tourisme régénératif est jeune. Il n’a pas de certification reconnue, ses promesses de net-positif sont largement non auditées, et le mot « régénératif » apparaît déjà sur des brochures qui n’en ont rien mérité—de sorte que les trois mêmes questions ci-dessus s’y appliquent, pleinement. Pour la définition, les preuves et les cas où la pratique tient réellement, notre ressource complémentaire la décortique en détail : ce qu’est le tourisme régénératif.

Les deux idées sont donc partenaires, pas rivales : durable, c’est l’objectif ; responsable, c’est la décision qui vous y mène—et cette décision vous appartient, à chaque réservation. Pour une manière concrète de la mettre en œuvre, notre Guide de terrain pour les voyageurs qui refusent d’être des touristes gratuit transforme ces principes en un plan d’action utilisable dès votre prochain voyage. Et parce que la responsabilité traverse toutes les dimensions d’un voyage, elle recoupe son idée sœur, le tourisme éthique—la question morale du bien et du mal dans nos façons de voyager.

Les principes fondamentaux du tourisme responsable

Le tourisme responsable est guidé par un ensemble de principes interconnectés. La Déclaration du Cap de 2002 les présente sous trois intitulés—principes directeurs pour la responsabilité économique, sociale et environnementale—tout en précisant que « cette liste n’est pas exhaustive » et que les destinations doivent adapter ces principes à leur propre culture et à leur environnement ; les sept qui suivent sont cette adaptation.1 Ce n’est pas une liste de cases à cocher—ce sont des engagements continus qui façonnent la manière dont le tourisme est planifié, exploité et vécu.

Responsabilité économique

Le tourisme devrait générer des revenus équitables et des emplois de qualité pour la population locale. Cela suppose de privilégier l’embauche locale, de s’approvisionner en biens et services auprès d’entreprises de proximité, et de structurer les chaînes d’approvisionnement pour que l’argent circule au sein de la destination plutôt que de refluer vers des multinationales.1

La responsabilité économique, c’est aussi payer des salaires équitables, offrir des emplois à l’année lorsque c’est possible (et pas seulement des contrats saisonniers) et aider les entrepreneurs locaux à intégrer la chaîne de valeur touristique. Quand un touriste achète une céramique faite main dans un atelier de village plutôt qu’un souvenir produit en masse dans une boutique d’aéroport, c’est la responsabilité économique en action.

Responsabilité sociale

Le tourisme doit faire respecter les droits humains et autonomiser activement les groupes marginalisés—femmes, peuples autochtones, minorités ethniques, personnes en situation de handicap et jeunes. Il doit contribuer au bien-être de la communauté, pas seulement au PIB.

Le tourisme socialement responsable prend en compte la qualité de vie des habitants : niveaux de bruit, congestion, accessibilité du logement et accès aux espaces publics. Il ne demande pas seulement « Le tourisme crée-t-il des emplois ? » mais « Le tourisme fait-il de ce lieu un meilleur endroit où vivre ? »

Responsabilité environnementale

Conserver les ressources naturelles, protéger la biodiversité, réduire la pollution et mener une action climatique résolue sont des piliers non négociables du tourisme responsable. Cela passe par la réduction de la consommation d’eau et d’énergie, l’élimination des plastiques à usage unique, une gestion appropriée des déchets et la protection des écosystèmes sensibles.1

La responsabilité environnementale s’étend à l’aménagement du territoire—en veillant à ce que le développement touristique n’empiète pas sur les zones protégées, les corridors écologiques ou les terres agricoles dont les communautés dépendent pour leur sécurité alimentaire.

Responsabilité culturelle

Honorer les cultures des communautés d’accueil, c’est rechercher un consentement éclairé avant de s’engager dans des pratiques culturelles, soutenir des expressions culturelles authentiques plutôt que des spectacles mis en scène, et respecter les sites sacrés et les traditions qui ne se prêtent pas forcément à la consommation touristique.

La responsabilité culturelle, c’est aussi reconnaître que les communautés ont le droit de dire non—de décider quels aspects de leur patrimoine elles souhaitent partager, et à quelles conditions. Le tourisme devrait enrichir la préservation culturelle, pas accélérer l’érosion culturelle.

Participation des parties prenantes

Les communautés locales devraient contribuer à façonner le tourisme qui touche leur vie. Cela suppose une planification participative—non des décisions descendantes imposées par les gouvernements ou les entreprises—où les habitants ont une voix réelle sur ce à quoi ressemble le tourisme, sur les lieux où il s’exerce et sur la répartition de ses bénéfices.

La véritable participation va au-delà de la consultation. Elle suppose la copropriété, la co-conception et des structures de gouvernance partagée qui donnent aux communautés un réel pouvoir sur le développement touristique de leur territoire.

Transparence et responsabilité

Le tourisme responsable exige des pratiques honnêtes. Voyagistes, hôtels et destinations devraient mesurer et publier ouvertement leurs impacts sociaux, environnementaux et économiques. L’écoblanchiment—avancer des affirmations non fondées sur la durabilité—sape la confiance et retarde les progrès réels.

La responsabilité suppose aussi de mettre en place des mécanismes clairs de remontée d’information. Communautés, salariés et voyageurs devraient tous disposer de canaux pour exprimer leurs préoccupations et les voir traitées.

Amélioration continue

Le tourisme responsable n’est pas une certification qu’on obtient une fois pour toutes et qu’on oublie ensuite. C’est un processus continu d’évaluation, d’apprentissage et d’adaptation. Ce qui est jugé « responsable » évolue à mesure que nous comprenons mieux les impacts et que les besoins des communautés changent.

Les opérateurs les plus responsables revoient régulièrement leurs pratiques, sollicitent des audits externes, tirent les leçons de leurs échecs et investissent dans l’innovation. Ils considèrent la durabilité comme un cheminement, pas une destination.

Le tourisme à base communautaire : la participation menée à son terme

Une approche pousse le cinquième principe—la participation des parties prenantes—jusqu’à sa conclusion structurelle. Le tourisme à base communautaire (TBC) est un tourisme dans lequel la communauté elle-même possède les actifs touristiques et prend les décisions. La définition institutionnelle la plus claire vient de l’ASEAN Community Based Tourism Standard : « une activité touristique, détenue et exploitée par la communauté, et gérée ou coordonnée à l’échelle communautaire, qui contribue au bien-être des communautés en soutenant des moyens de subsistance durables et en protégeant les traditions socioculturelles précieuses ainsi que les ressources du patrimoine naturel et culturel ».7 Tout le poids de cette définition tient dans sa première proposition. Les maisons d’hôtes, le guidage, la nourriture et le mécanisme de partage des bénéfices ne sont pas des concessions accordées par un opérateur extérieur—ils sont la propriété de la communauté, gouvernés par les personnes que le tourisme affecte. Là où les principes ci-dessus demandent à chaque partie prenante de prendre ses responsabilités, le TBC redessine la carte de la propriété pour que la communauté d’accueil ne puisse pas être écartée de la décision, même en principe.

L’honnêteté exige l’autre moitié du bilan : le TBC est difficile à bien faire, et la plupart des tentatives échouent au test que cette page applique à chaque affirmation—les résultats mesurés. Quand Goodwin et Santilli ont demandé à quelque 750 bailleurs, écologistes et professionnels du développement de désigner des projets de TBC réussis, 116 initiatives ont été nommées, 28 ont fourni des données, et quatre seulement se sont révélées économiquement viables ; le taux d’occupation moyen des lits avoisinait 5 %, et neuf des quinze projets de TBC identifiés dépendaient encore de financements de bailleurs—ou en recherchaient.8 Le schéma derrière les chiffres est bien documenté dans la littérature du développement : les écrits sur le TBC tendent à traiter la communauté d’accueil « comme un bloc homogène », si bien que là où la gouvernance n’est pas transparente, les gains s’accumulent chez ceux qui détiennent déjà le pouvoir localement—et des contraintes structurelles comme l’accès au marché, la commercialisation et le transport peuvent vider de sa substance un contrôle local purement nominal.9 Le TBC réussit là où la propriété est réelle, la gouvernance transparente et le produit assez bon pour se vendre sans subvention ; il échoue là où un lodge est parachuté avant que l’un des trois n’existe.

Quand il fonctionne, le TBC est la réponse structurelle la plus forte aux fuites économiques documentées plus bas : la propriété décide où l’argent dort. C’est la même arithmétique que trace notre guide de la Crète avec les deux voyages de 100 €—l’euro qui reste est l’euro que la communauté possède.

Note de terrain · Steven Keen—ce que le tourisme communautaire exigerait réellement ici

Vingt personnes vivent dans mon village. Sur le papier, il coche tout ce que décrit cette section : un paysage, un moulin à huile en activité, une église, et aucun tourisme.

Ce qu’il n’a pas, c’est quelqu’un pour le faire tourner. Le tourisme communautaire, dans la littérature, suppose une instance capable de décider, de détenir de l’argent et de répondre aux courriels. Ici, les décisions se prennent parce que le cousin d’un tel l’a dit au café. C’est une vraie gouvernance, elle fonctionne, et elle ne peut pas signer de contrat.

Je ne pense pas que le village échoue à un test. Je pense que le test est souvent rédigé par des gens qui n’ont jamais eu à trouver un trésorier de village.

Alors quand vous lisez que le tourisme communautaire donne le contrôle aux habitants, posez la question suivante : un contrôle exercé par quel moyen ? Là où une vraie réponse existe—une coopérative, un collectif de femmes, une association légalement constituée—le terme dit ce qu’il dit. Là où elle n’existe pas, « communautaire » décrit un espoir, et le plus souvent celui de quelqu’un d’autre.

ONU Tourisme & le Code mondial d’éthique

À l’échelle internationale, l’organisme le plus influent dans l’élaboration des politiques de tourisme responsable est ONU Tourisme (anciennement l’Organisation mondiale du tourisme, ou OMT). ONU Tourisme promeut le tourisme comme moteur de croissance économique, de développement inclusif et de durabilité environnementale, guidé par une vision d’un « tourisme responsable, durable et universellement accessible ».

En 1999, l’Assemblée générale de l’OMT a adopté le Code mondial d’éthique du tourisme (CMET), un cadre complet de 10 articles couvrant les dimensions éthiques du tourisme ; l’Assemblée générale des Nations Unies l’a officiellement reconnu en 2001.10 Ces articles portent sur :

  1. La contribution du tourisme à la compréhension et au respect mutuels entre les peuples et les sociétés
  2. Le tourisme, vecteur d’épanouissement individuel et collectif
  3. Le tourisme, facteur de développement durable
  4. Le tourisme, utilisateur du patrimoine culturel et acteur de sa mise en valeur
  5. Le tourisme, activité bénéfique pour les pays et les communautés d’accueil
  6. Les obligations des acteurs du développement touristique
  7. Le droit au tourisme (comme extension du droit au repos et aux loisirs)
  8. La liberté de déplacement des touristes
  9. Les droits des travailleurs et des entrepreneurs du secteur touristique
  10. La mise en œuvre des principes du Code mondial d’éthique du tourisme

Le CMET a ensuite été réaffirmé par la Convention-cadre d’ONU Tourisme sur l’éthique du tourisme (2019),11 une convention internationale contraignante que les États peuvent ratifier. Ce fut un moment historique : pour la première fois, des États pouvaient ratifier un traité les engageant à des pratiques touristiques éthiques.

À retenir : Le Code mondial d’éthique établit clairement que le tourisme doit protéger les droits humains, respecter les groupes vulnérables, préserver les communautés locales ainsi que leurs atouts culturels et naturels, et veiller à ce que les bénéfices du tourisme soient équitablement partagés. Ce ne sont pas des aspirations facultatives—ce sont les fondements, internationalement reconnus, de tout développement touristique.

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Pourquoi le tourisme responsable compte aujourd’hui

Les arguments en faveur du tourisme responsable n’ont jamais été aussi pressants. Plusieurs crises convergentes rendent le « statu quo » intenable pour l’industrie touristique mondiale. Ce sont ces mêmes pressions qui expliquent pourquoi le tourisme occupe désormais une place si importante dans les Objectifs de développement durable de l’ONU.

Changement climatique

L’aviation à elle seule représente environ 2 à 3 % des émissions mondiales de CO₂,12 et le tourisme dans son ensemble—transport, hébergement, restauration et activités compris—est responsable d’environ 8 à 9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre13 (près de 8,8 % en 2019, l’année la plus récente disposant d’une mesure complète, selon des travaux publiés en 2024), une empreinte qui croît plus de deux fois plus vite que le reste de l’économie mondiale.14 À mesure que la crise climatique s’accélère, le tourisme ne peut s’exempter de la transition vers des systèmes bas-carbone. Le tourisme responsable, c’est mesurer et réduire votre empreinte carbone, investir dans les énergies renouvelables, voler moins et rester plus longtemps plutôt qu’acheter des compensations pour annuler le vol, et remettre en question l’idée que plus de vols signifie toujours plus de prospérité. La compensation ne remplace pas la réduction : la plupart des projets carbone forestiers étudiés n’ont pas réduit significativement la déforestation et leurs crédits ont été largement surémis, et c’est pourquoi ce site traite les allégations de compensation comme un signal d’alerte plutôt que comme une solution.

Ce qui réduit réellement l’empreinte d’un voyage

Les chiffres ci-dessus disent que l’empreinte est grande et qu’elle croît plus vite que l’économie qui l’entoure. Ils ne disent pas quoi en faire, et la réponse honnête est plus étroite que ne l’admettent la plupart des conseils. Pour un voyage qui comporte un vol, presque toutes les émissions sont décidées avant votre départ, par trois choix faits au moment de réserver.

Jusqu’où vous allez. La distance est la variable dominante, et elle n’est nullement proportionnelle à la qualité du voyage. C’est dans le transport que se concentrent les émissions du secteur—environ 5 % de toutes les émissions d’origine humaine en 2016, avec une hausse modélisée—et, à l’intérieur, ce sont les longs trajets qui pèsent : les voyages internationaux sont une minorité des déplacements et la part qui croît le plus vite.15 C’est le seul levier dont l’effet se compte en ordre de grandeur. Tout le reste ajuste le résultat à la marge.

Combien de temps vous restez. Une fois le vol effectué, il est un coût irrécupérable en carbone comme en argent. Rester quatorze nuits plutôt que quatre ne réduit pas les émissions du trajet ; cela les répartit sur un voyage qui valait vraiment la peine. C’est le seul levier qui améliore à la fois les vacances et l’arithmétique—et c’est le même levier qui fait atterrir l’argent sur place, pour les raisons exposées plus haut sous fuite économique.

Comment vous vous déplacez sur place. C’est dans les transports terrestres qu’un séjour de deux semaines accumule discrètement sa seconde empreinte, et les modes sont loin d’être équivalents. Le rail et le transport par voie d’eau émettent le moins par voyageur-kilomètre en Europe ; les autocars et les bus sont ce qu’il y a de plus efficace sur la route ; l’aviation et la voiture particulière sont les moins efficaces de tous.16 Sur la plupart des îles et dans la plupart des régions européennes, les options efficaces desservent déjà les endroits où vont les visiteurs.

Rien de tout cela n’est un argument pour rester chez soi, et ce site n’en fait pas. Un voyage qui fait vivre des gens pendant deux semaines n’est pas manifestement pire qu’un voyage qui ne fait vivre personne pendant trois jours. C’est un argument pour choisir délibérément, dans l’ordre que les chiffres établissent réellement : d’abord la distance, ensuite la durée, enfin le déplacement sur place.

Un calcul à refuser. Les deux chiffres de cette page invitent à une multiplication qui ne tient pas. « Le tourisme représente 8 à 9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre » relève d’une comptabilité fondée sur la consommation—elle compte tout ce qu’achète un voyageur, du vol au petit-déjeuner de l’hôtel. « L’aviation représente environ 2 à 3 % du CO₂ mondial » relève d’une comptabilité sectorielle. L’affirmation très répandue selon laquelle l’avion serait « la moitié de l’empreinte du tourisme » combine deux bases différentes et n’est étayée par aucune. Ce sur quoi les deux s’accordent, c’est la direction : le transport domine le total, et la distance domine le transport.

Et aucun des trois leviers n’est la compensation. Une compensation est une affirmation sur des émissions ailleurs, donc une affirmation d’une autre nature, et elle est mise à l’épreuve sur une page dédiée : « neutre en carbone » et « climat positif ». Les leviers ci-dessus changent ce qui décolle réellement.

Surtourisme

De Barcelone à Bali, de Dubrovnik à Kyoto, les habitants des destinations prisées se rebellent contre les effets néfastes d’un tourisme de masse mal géré : surfréquentation, hausse des loyers, nuisances sonores, infrastructures dégradées, et le sentiment d’être traités comme un décor pour les photos de vacances des autres.17 Cette contestation—et les droits des habitants qui la sous-tendent—fait l’objet d’un traitement approfondi dans notre ressource complémentaire sur le surtourisme et les droits des habitants. Le tourisme responsable répond au surtourisme en répartissant les visiteurs vers des zones moins connues, en gérant les flux, en respectant la capacité de charge et en veillant à ce que les revenus du tourisme atteignent réellement les communautés qui en supportent les coûts.

Fuites économiques

Dans de nombreuses destinations en développement, jusqu’à 80 % des revenus du tourisme « fuient » hors de l’économie locale18—vers des chaînes hôtelières étrangères, des voyagistes internationaux, des aliments et boissons importés et des plateformes de réservation basées à l’étranger. La communauté qui accueille les visiteurs, entretient les infrastructures et supporte les coûts environnementaux peut ne voir qu’une fraction de l’argent dépensé. Le tourisme responsable s’emploie activement à combler cet écart en construisant des chaînes d’approvisionnement locales, en soutenant les entreprises communautaires et en rendant les données économiques transparentes. Pour suivre exactement où va chaque euro, suivez les deux voyages de 100 €.

Exploitation et droits humains

Le tourisme peut être un vecteur d’exploitation : travail des enfants dans les ateliers de souvenirs, traite des êtres humains dans le secteur de l’hôtellerie, déplacement de communautés autochtones de leurs terres ancestrales pour faire place à des complexes touristiques, et conditions de travail précaires pour le personnel des hôtels et des restaurants. Le tourisme responsable affronte ces réalités de front et impose des garde-fous, des pratiques de travail équitables et le respect des droits de chaque personne que l’industrie touche.19

Perte d’authenticité culturelle

Quand des communautés remodèlent leurs traditions, leur cuisine et leur architecture pour coller aux attentes des touristes, quelque chose d’irremplaçable se perd. Le tourisme responsable valorise l’authenticité : il recherche des rencontres sincères, soutient les traditions culturelles vivantes selon leurs propres termes, et reconnaît que les expériences de voyage les plus marquantes naissent de la rencontre avec les gens tels qu’ils sont—et non tels qu’une brochure touristique les imagine.20

L’argument économique

Le tourisme responsable n’est pas seulement la bonne chose à faire—c’est de plus en plus la chose intelligente à faire. L’intention des voyageurs a changé : dans la propre enquête consommateurs de Booking.com de 2023, une large majorité déclarait vouloir voyager de manière plus durable—un chiffre à lire en gardant à l’esprit l’intérêt commercial de celui qui interroge.21 La plateforme n’est pourtant pas seule à le constater : le Flash Eurobaromètre de la Commission européenne—une enquête téléphonique par échantillon probabiliste auprès de 25 714 citoyens de l’UE, publiée avec son questionnaire et sa pondération—chiffre à 82 % la part des Européens prêts à modifier au moins certaines de leurs habitudes de voyage pour les rendre plus durables.22 L’intention n’est pas le comportement—même des écologistes convaincus laissent, c’est documenté, leurs convictions à la maison en vacances et justifient l’écart plutôt que de le combler23—, et c’est pourquoi les questions posées sur ce site visent le moment de la réservation, pas celui du sondage. Les entreprises qui intègrent la responsabilité à leurs activités constatent une fidélité de marque renforcée, une meilleure résilience face aux perturbations et un meilleur accès au financement vert et à l’investissement à impact—nous développons cet argument en détail dans notre guide pour les voyagistes.

Les destinations qui gèrent le tourisme de manière responsable tendent aussi à conserver leur attrait dans la durée, tandis que celles qui privilégient le volume à court terme au détriment de la valeur à long terme voient souvent la satisfaction des visiteurs décliner et le ressentiment des habitants monter.

Pourquoi les 76 % n’arrivent jamais jusqu’au paiement

Ce qu’il faut surtout savoir de ces 76 %, c’est qu’ils survivent rarement au contact d’un formulaire de réservation. L’écart entre ce que les voyageurs disent et ce qu’ils font porte un nom dans la littérature—l’écart attitude-comportement—et c’est l’un des résultats les mieux reproduits du domaine.23

La démonstration la plus nette en est aussi la plus inconfortable. Juvan et Dolnicar ont interrogé des militants écologistes—des personnes qui se battent chez elles sur ces sujets précis—au sujet de leurs propres vacances. Tous présentaient l’écart, et tous s’en trouvaient mal à l’aise. Ce qu’ils en ont fait ensuite est le résultat qui compte : ils n’ont pas changé leur façon de voyager. Ils ont produit des explications. Le voyage récompensait une année difficile ; le vol était inévitable ; un déplacement ne pouvait pas peser lourd ; les émissions des autres étaient le vrai problème.23 L’écart n’est donc pas un déficit d’information. On n’imagine pas voyageurs mieux informés, et l’information avait déjà fait tout ce qu’elle pouvait faire.

Cela devrait changer ce qu’une ressource comme celle-ci prétend accomplir. Répéter que le tourisme produit environ 8 à 9 % des émissions mondiales13 ne déplacera pas, à soi seul, une réservation. Ce qui fonctionne mieux, selon la même chercheuse, relève de la conception : modifier le choix placé devant le voyageur plutôt que la conviction derrière lui—construire délibérément les points de contact d’un voyage pour que la meilleure option soit la plus simple, au lieu d’accepter l’industrie telle qu’elle est en déplorant ses conséquences.24

C’est aussi pourquoi les questions de ce site visent le moment de la réservation plutôt que celui du sondage, et pourquoi la page sur le greenwashing est bâtie autour de preuves que vous pouvez vérifier sur le site du prestataire lui-même. Une préférence déclarée ne vous coûte rien. Une question réellement posée coûte quelque chose au prestataire—et c’est là que l’écart commence à se refermer.

Étapes pratiques pour voyager de manière responsable

Le tourisme responsable ne consiste pas à être parfait. Il s’agit de faire de meilleurs choix, un voyage à la fois. Voici des actions concrètes que vous pouvez mener à chaque étape de votre voyage—ou voyagez avec notre Guide de terrain gratuit, un plan d’action prêt pour votre poche pour passer n’importe quel voyage au crible.

Avant de partir

  • Renseignez-vous sur votre destination : Informez-vous sur les coutumes locales, les enjeux environnementaux et la façon dont le tourisme affecte la communauté. Cherchez des destinations dotées de politiques de tourisme responsable.
  • Choisissez des opérateurs responsables : Privilégiez les voyagistes et les hébergements qui emploient du personnel local, affichent des politiques de durabilité transparentes et sont certifiés par des organismes crédibles.
  • Faites vos bagages avec discernement : Emportez une gourde réutilisable, des sacs réutilisables, une crème solaire respectueuse des récifs, et évitez les plastiques à usage unique. Réfléchissez aux cadeaux ou aux fournitures qui pourraient être utiles aux communautés que vous visitez.
  • Réduisez le vol, pas la culpabilité : Prenez le train ou le car pour les distances plus courtes, et quand vous prenez l’avion, volez moins souvent et restez plus longtemps. La compensation n’est pas un équivalent : la plupart des projets carbone forestiers étudiés n’ont pas réduit significativement la déforestation, et à partir de septembre 2026 le droit de l’Union interdit les allégations de neutralité carbone d’un produit fondées sur elle.
  • Apprenez quelques phrases : Même des salutations de base dans la langue locale témoignent du respect et ouvrent la porte à des rencontres sincères.

Pendant votre voyage

  • Mangez local : Choisissez des restaurants et des marchés qui servent une cuisine locale préparée par des cuisiniers locaux. L’argent reste ainsi dans la communauté et l’empreinte carbone des ingrédients importés diminue.
  • Achetez auprès d’artisans locaux : Achetez vos souvenirs directement aux créateurs plutôt que des articles importés produits en masse. Demandez l’histoire de ce que vous achetez.
  • Respectez la faune sauvage : Ne touchez jamais les animaux sauvages, ne les nourrissez pas et ne posez pas avec eux. Évitez les attractions qui exploitent les animaux pour le divertissement. Choisissez des rencontres avec la faune qui privilégient le bien-être animal et la conservation.
  • Préservez les ressources : Traitez l’eau et l’énergie comme précieuses, que votre hôtel propose ou non des serviettes à volonté. Restez sur les sentiers balisés dans les espaces naturels.
  • Demandez avant de photographier : Demandez toujours la permission avant de photographier des personnes, en particulier les enfants et les communautés autochtones. Leur image, leur choix.
  • Faites appel à des guides locaux : Engagez des guides issus de la communauté. Ils offrent un regard authentique, et les revenus restent sur place.

Après votre voyage

  • Laissez des avis honnêtes : Mettez en avant les pratiques responsables dans vos avis. Cela aide les autres voyageurs à faire des choix éclairés et récompense les opérateurs qui font ce qu’il faut.
  • Partagez votre expérience avec discernement : En publiant sur les réseaux sociaux, soyez attentif à la façon dont vous représentez la destination et ses habitants. Évitez les stéréotypes et le sensationnalisme.
  • Restez en lien : Entretenez les relations nouées avec les personnes rencontrées. Soutenez les projets communautaires que vous avez découverts. Continuez d’acheter aux artisans dont vous avez admiré le travail.
  • Faites le bilan et progressez : Réfléchissez à ce qui s’est bien passé et à ce que vous pourriez faire autrement la prochaine fois. Le voyage responsable est une pratique, pas une performance.

Le regard de l’intérieur

L’autre visage du voyage

Le tourisme de masse vend une illusion soignée. Voici la réalité, celle qui a les pieds sur terre. Explorez une archive grandissante de lettres mensuelles écrites depuis un village de montagne en Crète. De vraies conversations sur une meilleure façon de voyager. Sans bruit.

Lisez avant de décider

Étude de cas : le Parc naturel régional du Luberon

Les sept principes sont faciles à énumérer et difficiles à faire fonctionner ensemble. Le Parc naturel régional du Luberon les institutionnalise dans une seule charte, à l’échelle d’un territoire habité. C’est un parc public : il ne vend aucun séjour et n’est le concurrent de personne. Trois distinctions de conservation décernées par des tiers indépendants s’y superposent et structurent son offre touristique—l’illustration française la plus nette de la thèse de cette page.25

Trois distinctions de conservation vérifiées de l’extérieur

  • Créé en 1977, le Parc est admis en 2004 dans le réseau des Géoparcs mondiaux soutenu par l’UNESCO, couvrant environ 1 800 km² de patrimoine géologique et paysager protégé.25
  • Il appartient depuis 1997 au réseau des réserves de biosphère de l’UNESCO ; étendu en 2010 au versant sud de la montagne de Lure (Réserve de biosphère Luberon-Lure), il a été revalidé en 2022.26
  • Ces désignations sont conférées de l’extérieur, non auto-déclarées : elles relèvent du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO, qui reconnaît les réserves de biosphère comme des lieux d’expérimentation d’un rapport durable entre populations et nature.27

Un tourisme responsable tissé dans le modèle, non ajouté après coup

  • Le Parc affiche pour objectif touristique une offre en adéquation avec ses valeurs : « préservation de l’environnement, respect de la population locale, mise en réseau ».28
  • Il attribue la marque « Valeurs Parc naturel régional du Luberon » aux prestataires touristiques qui améliorent leurs pratiques, et les accompagne pour élever leurs standards.28
  • Il pilote le programme Espace valléen Luberon-Lure 2021-2027 et développe des réseaux de géotourisme et d’œnotourisme avec le Syndicat de l’AOC Luberon, reliant l’activité des visiteurs à l’agriculture et au patrimoine géologique locaux.28

Ce que cela prouve—et sa limite honnête

Les distinctions—PNR, Géoparc mondial, Réserve de biosphère revalidée en 2022—sont conférées par des tiers : l’UNESCO, l’État français.26 Les actions de qualité touristique du Parc (marque Valeurs Parc, Espace valléen), en revanche, sont les engagements propres à l’institution—un cadre documenté plutôt qu’un impact audité de l’extérieur, à lire comme tel.28 Et la limite est réelle : à l’intérieur du parc, des villages très fréquentés comme Gordes subissent un véritable surtourisme, que le Parc et les communes gèrent activement—restrictions de l’accès motorisé depuis 2023—, ce qui est précisément le principe de gestion des visiteurs à l’œuvre.29 L’exemple ne prouve pas que tout le cadre soit facile ; seulement qu’un territoire habité peut porter presque tous les principes à la fois, en les affrontant plutôt qu’en feignant une idylle sans foule.

C’est le niveau d’exigence que fixe cette page : une promesse de tourisme responsable ne vaut que ce que valent les faits qui la soutiennent—et le Luberon les dépose datés et vérifiés par des tiers.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le tourisme responsable ?
Le tourisme responsable consiste à créer « de meilleurs lieux où vivre et de meilleurs lieux à visiter ». Il minimise les impacts économiques, environnementaux et sociaux négatifs tout en générant de plus grands bénéfices économiques pour la population locale et en renforçant le bien-être des communautés d’accueil.
Quels sont les sept principes du tourisme responsable ?
Les sept principes sont : minimiser les impacts économiques, environnementaux et sociaux négatifs ; générer de plus grands bénéfices économiques pour la population locale ; améliorer les conditions de travail et l’accès au secteur ; impliquer la population locale dans les décisions ; contribuer positivement à la conservation ; offrir des liens authentiques avec la population locale ; et faire preuve de sensibilité culturelle pour susciter le respect.
Qu’est-ce que la Déclaration du Cap sur le tourisme responsable ?
La Déclaration du Cap (2002) est le document fondateur du tourisme responsable moderne. Elle a établi que le tourisme responsable minimise les impacts négatifs, génère des bénéfices économiques pour les populations locales, améliore les conditions de travail, implique les communautés locales dans les décisions, contribue à la conservation et offre des liens culturels authentiques.
Quelle est la différence entre tourisme responsable et tourisme durable ?
Le tourisme durable désigne un objectif — un état que l’ensemble du système devrait atteindre. ONU Tourisme le définit comme un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs. Le tourisme responsable désigne une décision — l’action menée pour atteindre cet objectif, et qui la mène. La Déclaration du Cap de 2002 appelle les opérateurs, les gouvernements, les populations locales et les touristes eux-mêmes à prendre leurs responsabilités. En bref : durable, c’est l’objectif ; responsable, c’est la décision — et elle vous inclut, vous, le voyageur, pas seulement les gouvernements et le secteur.
Comment savoir si une promesse de tourisme responsable est sincère ?
Parce que la responsabilité relève de l’action et non de l’intention, elle peut être interrogée. Harold Goodwin propose trois questions : de quoi assument-ils la responsabilité ? Comment l’assument-ils — que font-ils, et dans quelle mesure ? Et qu’ont-ils réellement accompli ? Une promesse sincère répond par du concret — des chiffres, des résultats mesurés, des partenaires nommés. Les vagues étiquettes « éco » ou « durable », sans rien de mesurable derrière elles, relèvent du marketing, pas de la responsabilité.
Le tourisme responsable se réduit-il à la honte de prendre l’avion ?
Non. L’avion est généralement le premier poste de l’empreinte d’un voyage, et voler moins, en vol direct et pour des séjours plus longs compte réellement. Mais le tourisme responsable pose une question plus large : ce qui se passe après l’atterrissage. Un court-courrier qui ne laisse rien entre les mains des habitants n’est pas automatiquement meilleur qu’un long-courrier qui fait vivre des familles pendant deux semaines. Le carbone est un impact parmi d’autres—économique, social, culturel—et la responsabilité consiste à agir sur tous, pas à réduire toute la question à la culpabilité d’un seul.
Le tourisme de masse peut-il être responsable ?
Il le faut—l’essentiel du tourisme est un tourisme de masse, et la Déclaration du Cap a été écrite pour lui tout entier, pas pour une niche d’écolodges. Un grand resort qui paie équitablement, recrute et achète localement, gère l’eau et les déchets et reste ouvert au-delà de la haute saison peut produire plus de bénéfices mesurés qu’une adresse confidentielle accueillant quarante clients par an. L’échelle n’est pas l’échec ; c’est l’impact non maîtrisé qui l’est. Le test reste le même à toutes les tailles : qui prend la responsabilité, de quoi, et avec quel résultat.

À propos de l’auteur

Steven a passé une décennie à réaliser des documentaires dans les lieux que le tourisme oublie — son travail est aujourd’hui conservé dans les archives de l’International Labour Organization des Nations unies — avant d’aller vivre dans l’un d’eux : un minuscule village de montagne en Crète. Il achève un MSc en Responsible Tourism Management, est certifié GSTC et ICRT, et est le fondateur de CRETAN®, qui sert d’étude de cas. Découvrez comment ces pages sont rédigées.

Références

  1. Goodwin, H. et al. 2002. The Cape Town Declaration on Responsible Tourism in Destinations [anglais]. Responsible Tourism Partnership. https://responsibletourismpartnership.org/cape-town-declaration-on-responsible-tourism/ (consulté le 16 août 2026).
  2. Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Commission Brundtland). 1987. Notre avenir à tous (rapport A/42/427). Nations Unies. https://digitallibrary.un.org/record/139811?ln=fr (consulté le 16 août 2026).
  3. ONU Tourisme (OMT). Sustainable Development of Tourism — la définition du tourisme durable (« un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ») [anglais]. ONU Tourisme. https://www.untourism.int/sustainable-development (consulté le 16 août 2026).
  4. Goodwin, H. There Is a Difference Between Sustainable and Responsible Tourism [anglais]. haroldgoodwin.info. https://haroldgoodwin.info/there-is-a-difference-between-sustainable-and-responsible-tourism/ (consulté le 16 août 2026).
  5. Goodwin, H. 2016. Responsible Tourism: Using Tourism for Sustainable Development (2ᵉ éd.), chap. 1 — « Sustainable tourism is not the same as Responsible Tourism » [anglais]. Goodfellow Publishers. https://www.goodfellowpublishers.com/academic-publishing.php?promoCode=&partnerID=&content=story&storyID=375 (consulté le 16 août 2026).
  6. Reed, B. 2007. Shifting from « sustainability » to regeneration — l’échelle allant de dégrader, à neutre (« durable »), à net-positif (« régénératif ») ; Building Research & Information 35(6), 674–680 [anglais]. Building Research & Information (Taylor & Francis). https://doi.org/10.1080/09613210701475753 (consulté le 16 août 2026).
  7. ASEAN. 2016. ASEAN Community Based Tourism Standard — la définition institutionnelle du TBC (« tourism activity, community owned and operated, and managed or coordinated at the community level ») et ses dix principes, dont la propriété communautaire à gestion transparente et un mécanisme équitable et transparent de partage des bénéfices [anglais]. Secrétariat de l’ASEAN, Jakarta. https://www.asean.org/wp-content/uploads/2012/05/ASEAN-Community-Based-Tourism-Standard.pdf (consulté le 16 août 2026).
  8. Goodwin, H. & Santilli, R. 2009. Community-Based Tourism: a success? ICRT Occasional Paper 11 — sur 116 initiatives de TBC désignées comme des succès par une enquête auprès de quelque 750 experts, 28 ont fourni des données et quatre seulement se sont révélées économiquement viables ; le taux d’occupation moyen des lits avoisinait 5 %, et neuf des quinze projets de TBC identifiés dépendaient encore de financements de bailleurs, ou en recherchaient [anglais]. International Centre for Responsible Tourism / GTZ. https://haroldgoodwin.info/community-based-tourism-a-success/ (consulté le 16 août 2026).
  9. Blackstock, K. 2005. A critical look at community based tourism, Community Development Journal 40(1), 39–49 — la critique du développement : les écrits sur le TBC tendent à traiter la communauté d’accueil comme un bloc homogène et négligent les contraintes structurelles qui pèsent sur le contrôle local de l’industrie touristique [anglais]. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/cdj/bsi005 (consulté le 16 août 2026).
  10. ONU Tourisme (OMT). 1999. Code mondial d’éthique du tourisme (adopté par l’Assemblée générale de l’OMT à Santiago, résolution A/RES/406(XIII) ; reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2001, A/RES/56/212). ONU Tourisme. https://webunwto.s3.eu-west-1.amazonaws.com/s3fs-public/2019-10/gcetpassportglobalcodefr.pdf (consulté le 16 août 2026).
  11. ONU Tourisme (OMT). 2019. Framework Convention on Tourism Ethics (adoptée à la 23ᵉ session de l’Assemblée générale, résolution A/RES/722(XXIII)) [anglais]. ONU Tourisme. https://www.unwto.org/ethics-convention (consulté le 16 août 2026).
  12. Lee, D. S., Fahey, D. W., Skowron, A., Allen, M. R., Burkhardt, U., Chen, Q., et al. 2021. The contribution of global aviation to anthropogenic climate forcing for 2000 to 2018 — le CO₂ de l’aviation représentait environ 2,4 % des émissions anthropiques de CO₂ en 2018 [anglais]. Atmospheric Environment 244, 117834. https://doi.org/10.1016/j.atmosenv.2020.117834 (consulté le 16 août 2026). Texte intégral (PMC): https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7468346/.
  13. Lenzen, M., Sun, Y.-Y., Faturay, F., Ting, Y.-P., Geschke, A. & Malik, A. 2018. The carbon footprint of global tourism. Nature Climate Change 8, 522–528 [anglais]. Nature Climate Change. https://www.nature.com/articles/s41558-018-0141-x (consulté le 16 août 2026).
  14. Sun, Y.-Y., Faturay, F., Lenzen, M., Gössling, S. & Higham, J. 2024. Drivers of global tourism carbon emissions. Nature Communications 15, 10384 [anglais]. Nature Communications. https://www.nature.com/articles/s41467-024-54582-7 (consulté le 16 août 2026).
  15. UN Tourism (UNWTO) & International Transport Forum (ITF/OECD). 2019. Transport-related CO₂ Emissions of the Tourism Sector—Modelling Results (émissions touristiques liées au transport ≈ 5 % de toutes les émissions d’origine humaine en 2016, modélisées à 5,3 % en 2030). UN Tourism. https://www.e-unwto.org/doi/book/10.18111/9789284416660 (consulté le 16 août 2026).
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  17. ONU Tourisme (OMT), CELTH, Breda University of Applied Sciences & ETFI. 2018. « Overtourism »? Understanding and Managing Urban Tourism Growth beyond Perceptions (enquête de perception des résidents à Amsterdam, Barcelone, Berlin, Copenhague, Lisbonne, Munich, Salzbourg et Tallinn ; 11 stratégies et 68 mesures) [anglais]. ONU Tourisme. https://doi.org/10.18111/9789284419999 (consulté le 16 août 2026).
  18. Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Sustainable tourism — economic impacts and leakage [anglais]. PNUE. https://www.unep.org/explore-topics/resource-efficiency/what-we-do/responsible-industry/tourism (consulté le 16 août 2026).
  19. Nations Unies (HCDH). 2011. Guiding Principles on Business and Human Rights : mise en œuvre du cadre de référence « protéger, respecter et réparer » (approuvés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, résolution 17/4) [anglais]. Nations Unies. https://www.ohchr.org/en/publications/reference-publications/guiding-principles-business-and-human-rights (consulté le 16 août 2026).
  20. UNESCO. World Heritage and Sustainable Tourism Programme (gérer la pression des visiteurs pour que le patrimoine et la culture vivante soient valorisés et protégés, et non marchandisés) [anglais]. Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. https://whc.unesco.org/en/tourism/ (consulté le 16 août 2026).
  21. Booking.com. 2023. Sustainable Travel Report 2023 (76 % des voyageurs déclarent vouloir voyager de manière plus durable et 80 % jugent cela important, mais 39 % ne croient pas que les offres étiquetées « durables » le soient réellement) [anglais]. Booking.com (enquête consommateurs commanditée par l’entreprise ; méthodologie non publiée). https://news.booking.com/cost-vs-conscience-bookingcom-delves-into-the-dilemma-dividing-sustainable-travel-in-2023/ (consulté le 16 août 2026).
  22. Commission européenne. 2021. Attitudes of Europeans towards tourism — Flash Eurobaromètre 499 : l’enquête par échantillon probabiliste de la Commission, 25 714 entretiens téléphoniques dans l’UE-27 du 18 au 28 octobre 2021, réalisés par Ipsos European Public Affairs et publiés avec le questionnaire, la pondération et les résultats par pays. Résultat : 82 % des citoyens de l’UE se disent « prepared to change at least some of their travel and tourism habits to be more sustainable », contre 15 % qui ne le sont pas [anglais]. Commission européenne (DG GROW ; terrain : Ipsos European Public Affairs). https://europa.eu/eurobarometer/surveys/detail/2283 (consulté le 16 août 2026). Synthèse de la Commission: https://transport.ec.europa.eu/tourism/statistics-and-reports/eurobarometer.
  23. Juvan, E. & Dolnicar, S. 2014. The attitude–behaviour gap in sustainable tourism. Annals of Tourism Research 48, 76–95 (une étude de militants écologistes convaincus en vacances : tous présentaient un écart entre ce qu’ils savaient des impacts du tourisme et leur façon de voyager et, plutôt que de changer de comportement, ils élaboraient des croyances qui le justifiaient) [anglais]. Annals of Tourism Research. https://doi.org/10.1016/j.annals.2014.05.012 (consulté le 16 août 2026).
  24. Dolnicar, S. 2020. Designing for more environmentally friendly tourism. Annals of Tourism Research 84, 102933 (soutient que des décennies de constats sur les dommages environnementaux du tourisme reposent sur une position passive—accepter l’industrie telle qu’elle est et déplorer ses conséquences—et expose comment concevoir délibérément les points de contact d’une marque pour inciter les voyageurs à se comporter de façon plus respectueuse de l’environnement) [anglais]. Annals of Tourism Research. https://doi.org/10.1016/j.annals.2020.102933 (consulté le 16 août 2026).
  25. Parc naturel régional du Luberon. 2024. Labels UNESCO (statut de Géoparc mondial de l’UNESCO, admis en 2004, et appartenance au réseau international des réserves de biosphère de l’UNESCO depuis 1997). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/labels-unesco/ (consulté le 16 août 2026).
  26. Parc naturel régional du Luberon. 2024. Réserve de biosphère Luberon-Lure (extension au versant sud de la montagne de Lure en 2010 et revalidation par l’UNESCO en 2022). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/le-parc/labels-unesco/reserve-de-biosphere-luberon-lure/ (consulté le 16 août 2026).
  27. MAB France. 2024. Réserve de biosphère Luberon-Lure (le programme sur l’Homme et la biosphère de l’UNESCO reconnaît la désignation, conférée de l’extérieur et non auto-déclarée). MAB France. https://www.mab-france.org/fr/reserve-de-biosphere/luberon-lure/ (consulté le 16 août 2026).
  28. Parc naturel régional du Luberon. 2024. Tourisme durable (objectif touristique du Parc — « préservation de l’environnement, respect de la population locale, mise en réseau » —, marque « Valeurs Parc naturel régional du Luberon » et programme Espace valléen Luberon-Lure 2021-2027). Parc naturel régional du Luberon. https://www.parcduluberon.fr/en/nos-actions/tourisme-durable/ (consulté le 16 août 2026).
  29. Nice Presse. 2024. Comment « le plus beau village du monde » s’est retrouvé confronté au surtourisme (surtourisme à Gordes ; restrictions de l’accès motorisé depuis 2023). Nice Presse. https://nicepresse.com/en-provence-alpes-cote-dazur-comment-le-plus-beau-village-du-monde-sest-retrouve-confronte-au-surtourisme/ (consulté le 16 août 2026).

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